216 700 IVG en 2017 : A quand une politique de prévention ?


Selon les chiffres[1] que vient de publier la Drees[2], avec 216 700 avortements en 2017 contre 216 061 en 2016[3], le nombre d’IVG est relativement stable sur la période. Il ne retrouve cependant pas le niveau de 2015 où 219 000 avortements avaient été pratiqués.

 

Le taux de recours est constant avec 14,4 IVG pour 1000 femmes, et c’est toujours parmi elles auprès des 20 à 24 ans que le taux de recours est le plus élevé, avec 26,7 femmes pour 1000 en 2017. Même stabilité auprès des moins de 20 ans où taux de recours était de 14,6% en 2016 et 14,8% l’année suivante. En 2010, ce taux était déjà de 14,7%. Par contre, la tendance à la hausse la plus marquée se confirme auprès des 35-39 ans avec 13,6% de recours en 2010, contre 15,3% en 2017.

 

Un avortement sur vingt est réalisé entre la 12e et la 14e semaine s’aménorrhée et, en métropole, deux IVG sur trois, soit 67,5%, sont des IVG médicamenteuses.

 

Alors que sur trois femmes qui avortent, deux sont sous contraceptifs (cf. Les françaises et la contraception), que les causes qui conduisent les femmes à l’avortement sont connues (cf. Les françaises et la contraception), à quand des mesures de prévention d’envergure pour que ce chiffre puisse durablement diminuer ?

 

Pour aller plus loin :

Analyse comparée des lois sur l'IVG : vers une prise de conscience au Sénat ?

L’obligation des Etats de prévenir le recours à l’avortement

Arte donne la parole à des femmes qui ont eu recours à l'avortement



[2] Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques.

[3] « Après révision du chiffre publié l’année dernière ».