Au Québec, l’aide médicale à mourir envisagée avant les soins palliatifs ?



Une étude inédite publiée dans La Presse [1] révèle qu’au Québec, certains patients ont reçu l’aide médicale à mourir (AMM) avant que les autres options de fin de vie ne leur aient été proposées.

 

Selon l’étude, « lorsque l'AMM a été légalisée au Québec il y a trois ans, les directives cliniques recommandaient que l'AMM demeure une option exceptionnelle », c’est-à-dire qu’elle ne soit proposée qu’après avoir envisagé « l'ensemble des interventions de soins et de traitements qui peuvent être opportuns ». Or, dans la majorité des cas étudiés, « les patients ont obtenu une consultation en soins palliatifs moins de sept jours avant de faire leur demande d'AMM. Dans certains cas, la consultation en soins palliatifs est survenue carrément après la demande d'AMM ».

 

Cette étude est publiée à un moment où de nombreuses voix dénoncent le manque d'accès à des soins palliatifs de qualité au Québec. Certains craignent que des patients optent pour l'AMM en raison des problèmes d'accès aux soins palliatifs.

 

 


[1] Etude intitulée « Situating Requests for Medical Aid in Dying Within the Broader Context of End-of-Life-Care : Ethical Considerations », réalisée par Lori Seller, Marie-Ève Bouthillier et Véronique Fraser, publiée en anglais dans le Journal of Medical Ethics.


Sources: 

La presse CA, Caroline Touzin (6/12/18)