Augmenter les dons d’organes : Les projets de l’ABM


Dans le cadre de la loi de bioéthique, les activités de prélèvement et de greffe d’organes relèvent en effet, de l’autorité de l’ABM et de l’ANSM1. En France, les principaux organes greffés sont les reins, les poumons, le foie et le coeur et le principal tissu greffé la cornée. En 2014, le nombre de greffe a progressé de 4,9% pour atteindre 5 357. La loi de bioéthique a fait de la question du don d’organes une « priorité nationale » pour répondre à l’augmentation du nombre depersonnes en attente de greffe : 20 311 personnes en 2014. L’ABM « met tout en oeuvre pour faire progresser le recensement de donneurs potentiels décédés », et «s’efforce de diminuer le taux d’opposition au prélèvement ». Un chantier prioritaire pour atteindre 5 700 greffes en 2016 dans le cadre du plan greffe 2012-2016.

 

L’Agence porte une attention particulière à la catégorie de donneurs dits « Maastricht 3 », qui pose de nombreuses questions éthiques. La mise en place du protocole Maastricht 3 a été précédée d’une réflexion menée par le CCNE2, les instances parlementaires et l’ABM. Dans un premier temps, seuls quelques centres testent le protocole : le CHU d’Annecy depuis décembre 2014, le CHU de Nantes et La Pitié (Paris) depuis mai 2015. Deux autres centres devraient être conventionnés d’ici la fin de l’année. Après évaluation de cette phase pilote, le protocole devrait s’étendre.

 

L’ABM mène aussi des actions de communication auprès du grand public. Une campagne annuelle a lieu chaque année autour du 22 juin, journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs.