Baisse des adoptions internationales : « les enfants ne sont pas là pour répondre au désir des parents »



Le dernier bilan du ministère des Affaires étrangères fait état de 685 enfants étrangers recueillis en France en 2017. Ainsi, « en cinq ans, les adoptions internationales ont dégringolé de 50% ». Plusieurs facteurs expliquent cet effondrement : l’abandon des candidats à l’adoption car les profils des enfants « ne correspondent pas toujours à leur souhait », 75% d’entre eux étant « à besoins spécifiques » c’est-à-dire âgés de plus de cinq ans, en fratrie ou présentant des pathologies ;  et par ailleurs le nombre d’enfants adoptables à l’international diminue « en raison du développement économique des pays d’origine des enfants, de l’émergence de classe moyenne dans ces pays et de l’amélioration des services protection de l’enfance ».

 

De ce fait les adoptions nationales sont devenues plus nombreuses[1]. Les candidats à l’adoption restent également « très nombreux » : 13 700 agréments d’adoption étaient en cours de validité fin 2016.

 

Pour le ministère des Affaires étrangères « c’est une bonne nouvelle quand les chiffres de l’adoption internationale baisse. Nous comprenons le désir des familles d’accueil mais il faut toujours partir du besoin de l’enfant. Les enfants ne sont pas là pour répondre au désir des parents. C’est l’inverse ».

 

[1] 982 enfants pupilles de l’état confiés à une famille en vue de leur adoption en 2016


Sources: 

Le Figaro, Agnès Leclair (25/01/2018)