Bibliographie de la bioéthique

Mort par sédation - une nouvelle éthique du "bien mourir"?

adminFidesio Fin de vie
Erès : http://www.editions-eres.com/ouvrage/3883/mort-par-sedation
Septembre 2016
216 pages
« Éviter toute souffrance et de ne pas prolonger inutilement sa vie » récapitule désormais dans une prescription lapidaire nos devoirs d’humanité à l’égard d’une personne atteinte d’une affection grave et incurable. Au terme de notre vie, n’attendons-nous de la société que l’acte d’une mort par compassion, d’une mort sous sédation, d’une mort médicalisée ?   Pour en savoir plus : retrouvez en cliquant ici l'interview qu'Emmanuel Hirsch a accordé à Gènéthique    "La loi sur la fin de vie du 2 février 2016 rend désormais possible une assistance médicalisée assimilée par certains à l’aide active à mourir, ce que revendiquent depuis des années les apôtres du suicide assisté ou de l’euthanasie. De « nouveaux droits » y sont proclamés, comme celui d’éviter toute souffrance en décidant de mourir de manière anticipée, sous sédation profonde et continue. Pouvoir ainsi recourir aux dispositifs d’une mort à la demande, dans la minutie de procédures médico-légales, est-ce l’avancée démocratique attendue pour « mourir dans la dignité » ? Cette « dernière liberté » constitue-t-elle le nouveau modèle de la « bonne mort », une nouvelle éthique du « bien mourir » sous contrôle médical ? Les derniers temps d'une existence sont affaire intime ; ils relèvent de circonstances personnelles. Ils sont pourtant devenus l’enjeu de débats politiques et de décisions légales qui aboutissent aujourd’hui à de nouvelles pratiques médicales. Au-delà d’une promesse électorale et d’une concertation nationale n’ayant pu aboutir qu’au consensus provisoire d’un texte de loi ambigu et d’une application compliquée, nos responsabilités demeurent auprès de celui qui va mourir. N’aurait-il pas été alors plus sage et courageux de créer les conditions effectives d’un choix possible entre un accompagnement humain jusqu’au terme de la vie et une euthanasie par compassion ?"

Pour la vie de mon fils

adminFidesio Fin de vie
Plon : http://www.plon.fr/ouvrage/pour-la-vie-de-mon-fils/9782259243223
Mai 2015
169 pages
« Reims, 29 avril 2013. Le plus gros choc de ma vie. Je suis au chevet de mon fils. Mon fils, vous comprenez ? Je le vois mourir sous mes yeux. Vincent n'a rien mangé depuis vingt jours. Il est à peine hydraté. Il est là, devant moi, dans un lit d'hôpital à Reims, amaigri, affaibli, et il va mourir. Dans un jour ? Dans cinq jours ? Je ne sais pas... Mais il va mourir parce que quelqu'un l'a décidé. Un médecin lui a supprimé toute nourriture, presque toute hydratation, pour le mettre sur un chemin de "fin de vie". Je parle à Vincent, mais il ne peut pas me répondre : il est en "état de conscience minimale", comme le disent les spécialistes. Il peut ressentir des émotions, mais il est incapable de s'exprimer. Il me regarde, et il pleure. Des larmes coulent le long de ses joues. Il va mourir, il souffre, je le sais : je suis sa mère ! » Viviane Lambert   Pour en savoir plus sur le livre : lire Gènéthique vous informe du 7 mai 2015

Fin de vie - Le choix de l'euthanasie ?

adminFidesio Fin de vie
Editions du cherche midi : http://www.cherche-midi.com/theme/Fin_de_vie-Emmanuel_HIRSCH_-9782749142289.html
Mars 2015
208 pages
Dans le cadre d'une révision de la loi relative à la fin de vie, il conviendrait notamment de « définir les conditions et les circonstances précises dans lesquelles l'apaisement des souffrances peut conduire à abréger la vie dans le respect de l'autonomie de la personne ». Ce livre examine dans quelles conditions le « droit de mourir dans la dignité » compris comme droit à l'euthanasie constituerait une mutation sociale aux conséquences peu ou mal évoquées. Ni considérations générales ni point de vue définitif, il donne à comprendre que des circonstances toujours exceptionnelles, personnelles et ultimes, ne sauraient justifier le recours à ce qui pourrait être considéré demain comme une loi d'exception. Prudence et discernement s'imposent donc, « entre immobilisme et changement », dans l'exercice d'une responsabilité politique qui engage les valeurs de la démocratie. Reprenant les temps forts de la concertation nationale sur la fin de vie, cet ouvrage en est aussi l'une des contributions.

La mort peut attendre de Maurice Mimoun

adminFidesio Fin de vie
Albin Michel : http://www.albin-michel.fr/La-mort-peut-attendre-EAN=9782226312518
Octobre 2014
183 pages
Depuis de longues années le professeur Mimoun, chef du service de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique de l'hôpital Saint-Louis à Paris et du Centre de traitement des brûlés, est habitué à défier la mort. L'accompagnement d'un de ses amis, atteint d'un cancer, va bouleverser tous ses repères. Il revient dans ce livre sur le cas de nombreux patients, et plonge le lecteur dans le quotidien du médecin, ses décisions, ses doutes : que faire ? Que dire ? Faut-il tenter l'impossible ? Faut-il en finir ? Comment évaluer le désir de mourir du patient ? Un essai, qui en quelques pages, rappelle que chaque situation est unique, que "tout bascule pour presque rien", que "le mort" est finalement "heureux de vivre", qu'on ne peut pas tout prévoir et qu'"on verra bien demain"...   

Manuel sur l'euthanasie

Anonymous Fin de vie
http://genethique.org/fr/tous-les-ouvrages
Juin 2014
57 pages

On ne peut imposer ça à personne - Handicap du nourrisson et euthanasie

Laurence Henry Fin de vie
Septembre 2013
234 pages
Face à un nouveau- né atteint d'un grave handicap, à sa difficulté de vivre une existence normale, les soignants doivent-ils prolonger la vie à tout prix? Peut-on imposer à cet enfant, à la famille qui l'accueille, un tel poids de souffrance? Pour autant, la question est-elle toujours aussi simple? Telle est l'interrogation tout à la fois médicale et éthique que pose ici Laurence Henry. Votée en 2005, la loi Leonetti autorise en effet les limitations et arrêts de traitements sur proposition médicale, à la demande du patient ou quand celui-ci est mineur à la demande de ses parents. Pour certains actes, il est difficile de déterminer s'ils sont des soins ou bien des traitements comme c'est le cas de l'alimentation qualifiée d'artificielle. A l'heure où l'on s'interroge plus largement sur la fin de vie, ce livre revient sur la qualification de l'alimentation administrée artificiellement et aux raisons qui peuvent en motiver l'arrêt dans le cas de la réanimation néonatale. Le handicap semble être la raison principale de ses choix. Mais que faut-il en penser vraiment? N'est-ce pas céder là discrètement à la tentation de l'euthanasie ou de l'eugénisme? Les implications de ces décisions pour notre société sont donc déterminantes pour le visage que nous voulons donner à notre civilisation et sur le rôle dévolu à la médecine.

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