Bibliographie de la bioéthique

Femme 2.0 - Féminisme et transhumanisme : quel avenir pour la femme ?

adminFidesio Transhumanisme
http://saintlegerproductions.fr/Livres/Femme2.0/Femme2.0.html
Janvier 2017
176 pages
Femme 2.0 Féminisme et Transhumanisme : quel avenir pour la femme ?   « 2.0 » : cette formule branchée vient du « web 2.0 » ou web « collaboratif » qui, avec les réseaux sociaux, a démocratisé la liberté d’expression. Elle est employée à toutes les sauces. Notamment par les mouvements féministes. Pour eux, la « femme 2.0 » n’est plus seulement la mère de famille au foyer, mais une femme surdiplômée, au cœur de la vie sociale, économique et politique, pas seulement une femme connectée, mais une femme « actrice » qui a pris son destin en mains, face aux hommes.   Mais à quel prix est-elle devenue cette « surfemme » ! Souvent au prix de son identité féminine, à force de vouloir égaler l’homme en tous points, comme le montre Laetitia Pouliquen, mère de famille, femme d’affaires et chercheuse à la Harvard Business School. La « conquête » de l’égalité s’est faite, pour la femme, à travers trois « agendas politiques » entrelacés.   Tout d’abord l’agenda féministe, ou « Mon corps m’appartient » : pilule contraceptive (1956), dépénalisation de l’avortement (loi Veil, 1975), Procréation Médicalement Assistée (PMA), avec Fécondation in Vitro (FIV), Diagnostic préimplantatoire (DPI), Gestation pour Autrui (GPA) qui sous-traite la maternité… Bref, « un enfant si je veux, quand je veux », jusqu’à se libérer de la sexualité, s’affranchir de la fécondité et « désenfanter » l’humanité.     Le deuxième agenda politique (à partir de la Conférence de Pékin, 1995) est celui de l’idéologie du Gender, qui dissocie le corps du sexe, en niant les différences sexuelles qui seraient des constructions sociales. Le sexe ne dit plus rien de la personne : il y aurait un genre masculin, un genre féminin et un genre neutre, selon le désir de chacun. La théorie du Queer va plus loin encore, en refusant la distinction homme/femme.   Nouvelle étape de la déconstruction de l’être humain, elle fait partie intégrante du concept de transhumanisme et de posthumanisme, le troisième agenda politique. Lequel vise à faire accéder l’être humain à une condition quasi surhumaine, grâce aux technologies NBIC (Nano, Bio, Informatives, Cognitives). La femme 2.0 serait une sorte de Cyborg, une femme-machine, aussi performante qu’un ordinateur, mais sans âge, sans sexe… et sans âme. Elle n’a plus de fécondité naturelle, n’est plus mère, plus épouse, ne possède plus ni famille, ni rôle social spécifique à son identité féminine faite de don de soi. Finalement, est-elle encore une femme ?   « Le génie féminin est à l’œuvre dans le monde », affirment les philosophes Edith Stein et Luisa Muraro. C’est pourquoi il est urgent de reconstruire l’identité féminine en morceaux.

Les premières victimes du transhumanisme

adminFidesio Transhumanisme
Pierre Guillaume de Roux
Février 2016
171 pages
Nous sommes entrés dans une période de marchandisation du vivant et une nouvelle étape va encore être franchie. Dans l'histoire, c'est un évènement sans précédent. Aujourd'hui, la quasi totalité d'une population, éliminée sur le critère de son génome imparfait, a disparu. L'extinction de cette partie de l'humanité est le fait d'un eugénisme efficace vendu par des marchands, acheté par l'Etat et mis en oeuvre par la médecine. Une redoutable machine à trier les humains arrive de la Silicon Valley sur le marché européen. Elle est précédée d'une clinquante caravane commerciale. De guerre lasse, j'étais prêt à entendre ceux qui me conseillaient de déposer les armes. Le faire aurait été une capitulation. A commander ici.

La tentation transhumaniste

adminFidesio Transhumanisme
Editions Salvator : http://www.editions-salvator.com/A-23598-la-tentation-transhumaniste.aspx
Mai 2015
158 pages
A travers cet ouvrage riche et précis, Franck Damour présente, raconte et analyse le transhumanisme, cette idéologie hautement technophile qui propose à l’humanité un projet et un horizon qui fascine autant qu’il terrifie puisqu’il s’agit de créer une nouvelle condition humaine au moyen des technologies.   Par elles, l’homme serait « libéré » de la vieillesse, de la maladie, de la mort, de la faiblesse, de ses « imperfections »… Par elles, il se rendrait toujours plus puissant et performant… Et en faisant l’amalgame entre la puissance de l’homme et une humanité qu’il invite à disparaître en vue de l’accomplir,  le transhumanisme, qui veut « augmenter » l’homme, offre sans doute, finalement, de le réduire.   D’où vient le transhumanisme ? Quelles sont ses racines culturelles, ses penseurs et ses acteurs ? Quels sont les concepts déployés par son argumentaire et les erreurs cachées ? Quels dangers renferme-t-il ? Qu’exprime-t-il de notre manière de percevoir et de vivre le monde d’aujourd’hui, de nos espoirs et de nos angoisses ?   Entre questions et réponses, l’auteur invite à une réflexion plus large. Quelle place et quel sens pour la vie humaine dans le monde, quel rapport de l’homme à sa propre liberté, à l’autre, à la technique, aux corps et à la nature, à la diversité et à l’imprévu, quels sont les horizons de la volonté humaine sur le plan individuel, collectif, social et politique ?… Tous ces thèmes existentiels prennent une vie et une saveur nouvelle grâce à ce que l’auteur appelle « l’heureuse erreur du transhumanisme ».   Car en exhibant tous les possibles, le transhumanisme « nous conduit à réapprendre à vivre en se posant les bonnes questions : non pas ‘est-ce que ça marche’ ? », mais « est-ce juste ? », « est-ce bon ? »   La réflexion de Franck Damour nous fait découvrir une utopie complexe, menaçante, bancale aussi, qu’il s’agit non pas d’éluder mais, au contraire, de prendre très au sérieux pour en déceler, avec la rigueur propre à la pensée, les impasses et les gouffres qui mettent en péril l’humanité qu’elle prétend « augmenter ».  

Une question de taille

Olivier Rey Transhumanisme
Stock
Octobre 2014
288 pages
Ce livre s’attache à décrire et comprendre par quelles voies, au cours des derniers siècles, nous avons perdu la mesure. Et aussi ce sur quoi nous pourrions nous fonder pour la retrouver, afin de mener une vie authentiquement humaine.