Cancer post-greffe : la famille d’un patient décédé demande des tests plus approfondis



« On nous a dit qu'il pourrait développer un cancer plus tard à cause de son système immunitaire très affaibli, ce que nous avons accepté, mais jamais on ne nous a dit qu'il pourrait en avoir un issu de l'organe greffé », explique Jane Bird, la sœur de Tom Tyreman. Tom Tyreman, 63 ans, est décédé en février dernier d’un cancer du foie, quelques mois après sa transplantation de foie. Le foie du donneur était déjà cancéreux au moment de la transplantation, mais cela n’a pas été décelé par les tests. « Je pense qu'il faut des tests plus stricts. C'est inacceptable de nos jours qu'on ne puisse pas faire des tests plus poussés », ajoute Jane Bird qui estime l’hôpital devrait « prendre beaucoup plus les devants » pour expliquer ce qui pourrait mal se passer.

 

Les antécédents médicaux de chaque donneur potentiel sont « soigneusement vérifiés » et en cas de doute une biopsie est effectuée. Cependant le NHS Blood and Transplantation Service confirme que, dans certains cas, une petite tumeur peut ne pas être vue, notamment à cause de la contrainte de temps qui est très importante dans le cadre d’une transplantation. « Cela signifie que la transmission d'un cancer non diagnostiqué est un risque », même s’il demeure peu fréquent.

 

Le foie reçu par Tom Tyreman était issu de la même donneuse que le rein greffé à Pauline Hunt, elle aussi atteinte d’un cancer, qui se sent désormais « condamnée à mort » (cf. Suite à une greffe de rein, une femme développe un cancer des ganglions lymphatiques).

 

Voir aussi :

Une grande fumeuse donne ses poumons et transmet son cancer à la receveuse

Un donneur d’organes transmet un cancer du sein aux quatre receveurs

Après une greffe, les traitements immunosuppresseurs augmentent les risques de cancer


Sources: 

BBC (10/12/2018)

Photo : Pixabay DR