COVID-19 : l’effort de l’Union européenne sur les données



Le 20 avril, « en collaboration avec plusieurs partenaires », la Commission européenne a lancé « sa plateforme de données sur le Covid-19 », COVID-19 Data Portal. Les chercheurs pourront y « stocker et partager des ensembles de données, qu'elles consistent en des séquences d'ADN, qu'elles proviennent des essais cliniques ou qu'elles soient épidémiologiques ». « D'ici quelques jours seront téléchargés des milliers de séquences ADN et des dizaines de milliers d'articles de recherche. La plateforme joue un rôle important dans la construction d'un cloud européen pour la science ouverte », a affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

 

Partie intégrante de son « plan d'action pour la recherche », l’objectif de la plateforme est de permettre « aux scientifiques » d’« accéder aux données » et « de partager leurs travaux », « par-delà les frontières, les disciplines et les systèmes de santé ». « Pour vaincre ce virus, nous avons besoin d'un vaccin, de meilleures méthodes de traitements et de tests à grande échelle mais aucun chercheur, laboratoire ou pays ne peut à lui seul trouver la solution », a déclaré la présidente de la Commission.

 

Afin de créer cette plateforme, « la commission s'est associée à l'Institut européen de bioinformatique du Laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL-EBI) ». En outre, les États membres de l'Union européenne ont apporté leur contribution, ainsi que « l'infrastructure Elixir qui stocke et partage depuis 2013 des données biologiques au niveau européen, et le projet COMPARE qui a pour projet d'accélérer la détection et la prise de décision face aux épidémies chez l’homme et l’animal ».

 

Par ailleurs, « à l'initiative conjointe de la Commission européenne, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé, une nouvelle plateforme en ligne a vu le jour début avril ». « Intitulée Covid-19 Health System Response Monitor (HSRM), elle permet de comparer les politiques de gestion de l’épidémie et ses conséquences dans les différents pays d'Europe, aux États-Unis et au Canada. Elle recense par exemple les mesures mises en place pour ralentir la transmission du virus ou pour prendre en charge les patients infectés, la gouvernance de la crise et les mesures économiques ».

 

 

Pour aller plus loin :

Quelle protection des données en temps de pandémie ?

Recherche et données de santé à l’heure du Big Data

Dotation de 9,7 millions d’euros au Health data hub pour 2020


Sources: 

Hospimedia, Perrine Debacker (21/04/2020)