CRISPR et antirétroviraux : une association gagnante pour traiter le VIH ?



Des chercheurs américains publient dans Nature Communication les résultats de leurs travaux chez la souris : ils sont parvenus à éliminer de leur génome l’ADN du VIH dont elles étaient contaminées, à l’aide de l’outil CRISPR. Une étape vers la mise au point d’un tel traitement chez l’homme.

 

Le traitement actuel du VIH repose sur l’utilisation d’un antirétroviral, qui supprime la réplication du virus mais ne l’élimine pas du corps, nécessitant une administration régulière. Pour parvenir à une élimination totale du virus, les chercheurs ont associé l’édition du génome à un traitement antirétroviral récemment mis au point, le LASER[1] : ce médicament supprime la réplication suffisamment longtemps pour que CRISPR supprime de son côté l’ADN viral des cellules. Ainsi traitées, un tiers de l’échantillon de souris infectées ne présentaient plus d’ADN viral.

 

Pour le Dr Khalili, qui a dirigé l’étude, la voie est désormais « claire pour aller de l’avant avec des essais sur des primates non humains et éventuellement des essais cliniques sur des patients humains d’ici un an ».

 

Pour aller plus loin :

Traiter le VIH à l’aide CRISPR fait l’objet de nombreuses études, testant différentes stratégies.

 


[1] Long-acting slow-effective release.


Sources: 

Medical press, HIV eliminated from the genomes of living animals (2/07/2019)