Des pressions sur l’Irlande pour légaliser l’avortement



En Irlande, l’avortement est illégal, à l’exception des cas où la vie de la mère est en danger. Le huitième amendement de la Constitution irlandaise accorde des droits égaux au fœtus et à la mère. En juillet dernier, un projet de loi pour légaliser l’avortement en cas de malformation grave du fœtus était présenté au Parlement, qui l’a rejeté. L’ONU demandait de son côté en juin à l’Irlande de modifier sa loi sur ce sujet, estimant « qu’elle soumettait les femmes à un traitement cruel, inhumain et dégradant ». L’Irlande « n’a pas bougé », mais des associations, soutenues par le milliardaire George Soros, ne désarment pas. Leur objectif est la promotion de l’avortement et de la contraception. Pour cela, elles étudient des stratégies « afin d’empêcher que des pays (…), gravent dans le marbre la personnification de l’embryon humain ».

 

Pour le député irlandais Cora Sherlock, « ceux qui poussent l’avortement en Irlande ont obtenu depuis quelques années beaucoup de ressources. Cet argent ne vient pas de citoyens irlandais », dénonce-t-elle. Elle demande donc « aux associations pro-avortement de clarifier leurs relations avec des fondations étrangères ». Selon elle, « il n’y a rien de surprenant à ce que les groupes internationaux pro-avortement essaient d’imposer leur agenda en Irlande. Les femmes enceintes irlandaises disposent d’excellentes conditions de sécurité, sans recourir à l’avortement, ce qui embarrasse les partisans de l’avortement, car cela mine leur argument selon lequel l’avortement est une question de sécurité pour les femmes ». Elle rappelle que des milliers d’Irlandais doivent la vie au huitième amendement de la Constitution. 


Sources: 

Aleteia, Sylvain Dorient (10/01/2016)