Deux réseaux de mères porteuses identifiés au Vietnam



Au Vietnam, Yen, 31 ans, et Hue, 35 ans, font l’objet d’une enquête pour « organisation de la maternité de substitution à des fins commerciales ».

 

Hue a déclaré avoir rencontré un homme, Yang, qui s'est présenté comme étant le directeur d'un hôpital. Elle a convenu avec lui de faire venir en Chine, où elle travaillait, des femmes vietnamiennes pour être mères de substitution, moyennant un défraiement de 50 à 60 millions de dongs (2 100 à 2 500$). Hue a ensuite trouvé sur les réseaux sociaux 11 femmes, dont Yen, qu’elle a fait venir du Vietnam en Chine. Yen, qui s’est avérée être stérile, a trouvé à son tour cinq autres femmes pour Hue.

 

Entre mars et octobre 2018, les 15 femmes ont été emmenées dans un hôpital de Guangzhou, en Chine. En novembre 2018, Hue et certaines des femmes enceintes ont été renvoyées au Vietnam par Yang, où elles se sont installées dans une maison louée par Hue. 

 

En mars 2019, la police a perquisitionné la propriété. Hue a avoué avoir reçu 260 millions de dongs (11 216$) pour l' « achat » de ces 15 femmes. Yen a été payée 30 millions de dongs (1 292$). Chacune des mères de substitution aurait reçu entre 300 et 400 millions de dongs après l'accouchement. Par la suite, il a été découvert que Yen avait également été impliquée dans un autre groupe de mères porteuses. Elle a trouvé cinq autres femmes et a été payée 150 millions de dongs (6 462$).

 

Cette enquête intervient trois jours après l'arrestation de deux autres femmes, aux Philippines, qui avaient été embauchées pour être mères porteuses (Cf. Aux Philippines, deux femmes, embauchées pour être mères porteuses en Chine, sont arrêtées alors qu'elles s'apprêtent à quitter le pays).


Sources: 

Asia Times (15/04/2019) - Vietnamese child surrogacy ring investigated