Diagnostic prénatal : une nouvelle technique pour isoler des cellules placentaires



Des chercheurs de la Brown University aux Etats-Unis dans le Rhode Island, ont mis au point une méthode relativement simple pour isoler des cellules placentaires – les cellules trophoblastiques, à partir de prélèvements cervicaux. Ces travaux ont été réalisés dans l’optique de développer des méthodes moins invasives de diagnostic prénatal.

 

Ayant remarqué la présence de quelques cellules trophoblastiques au niveau du col de l’utérus dès le début de la grossesse, et leur tendance à s’installer au fond des plaques de micro puits[1], les chercheurs ont utilisé la sédimentation cellulaire pour récupérer ces cellules et les étudier. Une technique « rapide et peu couteuse », commentent-ils.

 

A ce jour, pour réaliser un diagnostic prénatal, ces cellules placentaires sont récupérées par amniocentèse ou prélèvement des villosités choriales, deux procédures invasives induisant un risque de fausse couche. Les tests sanguins réalisés sur l’ADN fœtal circulant dans le sang de la mère sont pour leur part de l’ordre du dépistage et non du diagnostic.

 

NDLR : Ces résultats doivent être validés par d’autres équipes avant d’être présentés comme une alternative aux techniques actuelles de diagnostic prénatal. La présence de trophoblastes au niveau du col de l’utérus est exceptionnelle et les quantités étudiables sont faibles, avec sans doute un risque d’erreur. Par ailleurs si la technique de récupération de ces cellules est peu coûteuse, il en va autrement du test génétique qui suit.

 


[1] Les trophoblastes sont plus petits que les cellules du col utérin, ils se différencient par leur forme et possèdent un noyau relativement gros.


Sources: 

Medical press, New technique isolates placental cells for non-invasive genetic testing (26/08/2019)