Don d’organes : l’automatisme qui découle du consentement présumé s’oppose au principe même du don



Les évêques suisses s’opposent au consentement présumé au don d’organes. « Nous ne sommes pas contre le don d'organes (…). Mais nous ne voulons pas d'automatisme », a déclaré Mgr Felix Gmür, président de la Conférence des évêques suisses (CES), en conférence de presse jeudi à Berne.

 

Un texte, « Pour sauver des vies en favorisant le don d'organes », est à l’étude depuis le printemps pour introduire en Suisse le consentement présumé dans le but de « faciliter les dons » et de « réduire les listes d’attente ». Les évêques s’opposent à cette proposition car « un don présuppose le caractère expressément volontaire du donneur » : le consentement présumé « est contraire au principe de consentement explicite de la personne concernée ». Les évêques estiment que le don d’organes peut être considéré comme un acte d’amour, mais « qu'il ne peut en découler aucune obligation morale. Celui qui ne veut pas transmettre ses organes, tissus ou cellules ne peut en aucun cas être condamné moralement. »


Sources: 

Tribune de Genève (06/06/2019) - Don d'organes: les évêques rejettent le consentement présumé