«Droits de l'enfant versus désirs des adultes »



A l’heure où la société française est confrontée à des débats importants sur la famille et sur la place qu’elle entend donner à l’enfant, George Lefebvre, président de la Fondation pour l’enfance profite du 30ème anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant pour appeler les pouvoirs publics, le législateur et les professionnels de l’enfance à faire prévaloir l’intérêt de l’enfant dans leurs orientations. Il leur rappelle que « l’enfant ne se réduit pas à combler un désir d’adulte ».

 

« Face au profond courant de développement des libertés individuelles, qui remodèle l’environnement familial, il est important de s’interroger sur la place réellement accordée aux enfants et à leurs besoins fondamentaux. Différents indicateurs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) attestent en effet de leur fragilisation croissante : progression du nombre d’enfants en souffrance psychique ; pauvreté accrue, en particulier dans des familles monoparentales, toujours plus nombreuses ; augmentation du nombre d’enfants bénéficiant de mesures de protection de l’enfance ; etc. Par ailleurs, sous l’effet de l’omniprésence numérique, la famille subit une nouvelle économie des attentions, dont les plus jeunes sont fréquemment victimes. »

 

George Lefebvre invite l’ensemble des acteurs, pouvoirs publics, législateur, professionnels de l’enfance à prendre des mesures pour éviter que la famille « ne se fragilise d’avantage ». Il faut favoriser la disponibilité, la bienveillance et l’attention parentale pour tous les enfants, lutter contre l’isolement familial et garantir une stabilité et une sécurité suffisantes aux enfants soumis à des mesures de protection, ou confrontés à une séparation.

 


Sources: 

Le Monde, Georges Lefebvre, Président de la Fondation pour l'enfance (18.11.2019)