Embryons « artificiels » : un pas de plus chez la souris



A l’Université hébraïque de Jérusalem, des chercheurs annoncent avoir transformé des cellules de peau de souris en trois principaux types de cellules souches qui composent l’embryon à son stade précoce. Leur objectif est de réaliser la même procédure avec des cellules humaines, pour « modéliser les maladies embryonnaires et les dysfonctionnements placentaires », mais aussi pour « créer des embryons complets à partir de cellules de peau ».

 

Publié dans la revue Cell Stem Cell, ces travaux dirigés par le docteur Yossi Buganim affirment qu’un ensemble de cinq gènes permet de transformer les cellules de peau murines en trois types de cellules souches embryonnaires : les cellules de l’embryon lui-même, les cellules précurseurs du placenta et les cellules des tissus extra-embryonnaires. Ils s’inspirent des travaux du professeur Yamanaka qui a démontré en 2006 la capacité des cellules de peau à être « reprogrammées » en cellules souches pluripotentes induites (IPS)[1] à l’aide de quatre gènes.

 

Note Gènéthique :

Ces recherches ne sont pas nouvelles et posent de nombreux problèmes éthiques.


[1] Ces cellules peuvent se développer en tous types de cellules fœtales, mais pas en cellules du placenta ou des tissus extra-embryonnaires.

 


Sources: 

Phys.org, Université hébraïque de Jérusalem (1/05/2019)