Epidémie Zika : Une ONG propose l’avortement par la poste



« Pour éviter toute ruée vers des méthodes risquées d’avortement », l’ONG Women on Web «  a annoncé qu’elle proposait des pilules abortives aux femmes enceintes » atteintes du virus Zika[1] à travers le monde. Cet ONG, créée en 2005, milite pour l’accès à l’avortement et envoie par la poste depuis sa création, via des demandes sur son site internet, « un paquet de pilules [abortives] ainsi que des instructions ». Rebecca Gomperts, directrice et fondatrice de l’ONG se justifie : « Le virus zika se répand pour la plupart dans des pays où l’accès à l’avortement est très réduit. (…) Nous voulons nous assurer que les femmes ont accès à des avortements sûrs et médicalisés ». Elle a toutefois refusé « de révéler combien de paquets ont déjà été envoyés ».

 

Au Brésil, l’association féministe Anis s’apprête pour sa part à saisir la Cour suprême pour lui demander d’autoriser les femmes atteintes de Zika à interrompre leur grossesse. Mais l’Etat a déjà « mobilisé 220 000 militaires pour tenter d’enrayer la propagation du virus ». Ils ont pour mission de « réduire au maximum le nombre de foyers potentiels de reproduction des moustiques tigres ». D’autres mesures comme « la distribution gratuite de répulsifs anti-moustiques aux familles les plus modestes » ont été prises.

 

L’OMS a décrété lundi que l’épidémie du virus Zika constitue une «urgence de santé publique de portée mondiale ». Cette qualification « est censée permettre d'accélérer l'action internationale contre le virus et la recherche scientifique : il n'existe en effet actuellement aucun vaccin ni traitement » (cf. L’épidémie Zika, un enjeu de santé publique ).

 

[1] Transmis par le « moustique tigre », le virus Zika provoquerait des malformations fœtales chez les femmes enceintes.

 


Sources: 

AFP (2/02/2016); Hospimedia (2/02/2016); Aleteia (2/02/2016)