Fin de l'examen du projet de loi de bioéthique en commission, à deux doigts de la manif...



A l’issue de 4 journées pleines et plus de 2000 amendements, les députés de la Commission spéciale de bioéthique « ont adopté dans la nuit de vendredi à samedi (...) le vaste projet de loi bioéthique ». Ce texte, qui devrait comporter encore plus d’amendements, sera débattu à l’Assemblée nationale à partir du 24 septembre prochain.

 

Au cours des débats en commission, le projet de loi « n'a pas connu d'évolution substantielle » sur la question de la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires, malgré les réticences appuyées des députés LR qui estiment que cette mesure « entraînera un "effet domino" inéluctable vers la légalisation de la gestation pour autrui (GPA) ».

 

Au cours des débats, les députés :

  • « ont supprimé la mention d'une évaluation "psychologique" pour pouvoir accéder à la PMA ou précisé que l'accès à la PMA ne peut être discriminé en fonction "du statut matrimonial ou de l'orientation sexuelle" »,
  • ont ajouté pour les établissements de santé privés, « lorsqu'ils y ont été autorisés », la possibilité de conserver des gamètes en vue d'une PMA,
  • ont validé une nouvelle proposition pour reconnaitre la filiation des enfants de « lesbiennes nés par PMA ».

Les députés ont longuement débattu des recherches sur les cellules souches embryonnaires. Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, a défendu une « simplification » du régime d’autorisation. Les députés LR ont alerté, ils craignent que les « lignes rouges soient franchies ».

 

A l’issu de l’examen du projet de loi par la Commission, le député européen LR, François Xavier Bellamy, dénonce « les apprentis sorciers de la condition humaine ». Il ajoute : « Une fois cette nouvelle logique acceptée, je ne vois pas ce qui nous arrêtera : elle nous conduit directement au transhumanisme, par la transformation technique de nos corps (...) à rompre avec la condition humaine parce que ses limites frustrent nos désirs. Je crois que ce choix sera notre malédiction ». Manifestant le 6 octobre prochain contre cette mesure, il espère que « personne ne sera dissuadé par une forme d'intimidation politicienne ». Il appelle « à ne "pas se laisser intimider par le sens du vent, par la peur de paraître ringard ».

 

A propos du projet de loi de bioéthique, Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris, considère que s’ils ont été écoutés par le Président de la république, les évêques ont le sentiment de ne pas avoir été entendus. Il ajoute : « Les États généraux, qui ont montré l’hostilité des participants à la procréation artificielle pour des personnes qui ne sont pas infertiles et qui font naître délibérément des enfants sans père, n’ont absolument pas été pris en compte. À quoi bon alors avoir consulté et formé des personnes dont l’avis est ainsi méprisé ? »

 

Interrogé sur la question de la recherche embryonnaire, l’Archevêque s’inquiète : « Nous assistons à un véritable eugénisme. Depuis trente ans, on confie la conception de certains enfants à la technique médicale et nous nous sommes totalement habitués à l’élimination des embryons surnuméraires et à leur tri sélectif, eux qui sont pourtant des êtres humains semblables à nous. Le projet de loi prévoyait initialement la suppression de tous les embryons proposés à l’accueil antérieurement à la loi, soit 12 000 embryons supprimés ». Il déplore qu’un embryon humain devienne « un matériau disponible et cela est proprement monstrueux ». Mgr Aupetit souligne que « la question éthique posée vient de la destruction de l’embryon. (…) Il s’agit toujours d’un être humain vivant que l’on a tué, ce qui est d’une extrême gravité éthique ». Pour lui, « la technique a sa propre logique : qualité, efficacité et rentabilité. Il vaut mieux aujourd’hui être une larve de scarabée qu’un embryon humain. Il y a derrière ces projets, sous l’apparence fallacieuse du progrès, un marché de la procréation qui couvre des appétits financiers tout à fait scandaleux ».

 

Interrogé à propos de la manifestation du 6 octobre prochain, il remarque que « la plupart des citoyens n’ont souvent pour seul moyen d’expression que la manifestation publique. Ils doivent pouvoir s’exprimer. Donc cette démarche est, non seulement licite, mais vraiment utile ».

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Sources: 

Afp (14 et 15/09/2019)

Famille Chrétienne, Antoine Pasquier (16/09/2019) - Mgr Michel Aupetit : sur la bioéthique, « les évêques n’ont pas été entendus »