Fin de vie : un guide d’ « aide à la décision » d’arrêter un traitement ?



Une étude menée par Duke et publiée dans Annals of Internal Medicine montre que le guide d’« aide à la décision » en matière de soins n’a pas atteint son objectif.  

 

Un essai clinique incluant « 416 décideurs pour 277 patients qui avaient été en réanimation au moins 10 jours » a été mené concernant la mise à la disposition d’un guide informatisé des proches des patients en fin de vie ne pouvant plus communiquer, afin de les aider à faire le choix d’arrêter ou non un traitement. Or les résultats de l’étude ont démontré que ce guide « n'a pas atténué les symptômes de dépression, d'anxiété ou de stress post-traumatique pour les décideurs de soins à choisir pour leurs proches ». De plus, pour les soignants ayant utilisé le guide comme pour ceux ne l’ayant pas utilisé, « la durée d'hospitalisation et les taux de mortalité (des patients) étaient similaires ». Enfin, «  plus de la moitié des aidants familiaux ont ignoré les recommandations du guide en faveur d'un traitement plus agressif ».

 

Les chercheurs en ont déduit que les familles « pourraient avoir besoin de davantage de ressources ou de ressources différentes pour peser les risques, les avantages et les coûts associés aux soins du patient ». « Nous allons devoir repenser cette approche pour les soins de courte durée, où sont engagées la majorité des dépenses en soins de santé », a déclaré Cox, qui a collaboré avec des professeurs de l’Université de Pittsburgh, de l'Université de Washington et de l’Université du Colorado.

 

Chaque année, « les familles de plus de 400 000 patients bénéficiant de services de réanimation » sont concernées par un tel choix.