FIV à trois parents : première licence britannique



Au Royaume Uni, la Human Fertilisation and Embryology Authority a accordé une première licence au centre de fertilité de Newcastle pour réaliser des FIV à trois parents. Le centre prévoit les premières naissances en 2018, pour des couples dont la femme est porteuse d’une maladie mitochondriale. L’équipe médicale espère traiter jusqu'à 25 femmes par an avec le financement du NHS. La licence a en effet été accordée dans le cadre d’un essai clinique, que le NHS financera à hauteur de 9 millions d’euros sur cinq ans.

 

Le Parlement britannique a autorisé cette technique en 2015, pour éviter la naissance d’enfants porteurs de maladies mitochondriales. Chaque centre souhaitant la pratiquer doit en demander l’autorisation à la HFEA (cf. Les essais de FIV à 3 parents autorisés au Royaume Uni, Londres vote la FIV à 3 parents).

 

De nombreux chercheurs britanniques ont salué la décision de la HFEA, toutefois la technique reste controversée et les critiques persistent. Le bioéthicien Anthony McCarthy n’est pas surpris de la décision de la HFEA, « compte tenu de ses antécédents pour saper le respect de l’embryon humain et l’intégrité de la reproduction humaine ». Il déplore le fait que la technique de FIV à trois parents ne soit pas curative pour les maladies mitochondriales, et ne puisse aider les personnes atteintes.

 

D’autres chercheurs ont constaté que la technique n’était pas « infaillible » et qu’un petit nombre de mitochondries défectueuses sont transférées et retrouvées chez l’enfant (cf. L'efficacité de la « FIV à trois parents » contestée par des chercheurs américains). En outre, des problèmes imprévus pourraient survenir chez ces enfants, car l’ADN mitochondrial pourrait avoir plus d’impact que ce qui est aujourd’hui connu (cf. Levée de voile sur la FIV à trois parents).

 

Note Gènéthique :

 


Sources: 

BBC, James Gallagher (16/03/2017); Daily Mail (16/03/2017)