Lexique

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Acharnement thérapeutique

"Combat exagérément obstiné contre une mort inéluctable". Cela "se traduit par la mise en œuvre de traitements disproportionnés, c'est-à-dire dont le bénéfice espéré est sans commune mesure avec les désagréments qu’ils entraînent".
L’acharnement thérapeutique "incline une partie du corps médical à déployer des moyens thérapeutiques non proportionnés par rapport à l’état du patient et qui altèrent la qualité de la fin de vie, sans être justifiés par un espoir sérieux de guérison ou même d’amélioration".

Source : "Rendez-vous avec la mort – Dix ans d’euthanasie légale en Belgique" - Etienne Montero - éd. ANTHEMIS

ADN ou Acide désoxyribonucléique

" Acide nucléique caractéristique des chromosomes, constitué de deux brins enroulés en double hélice et formés chacun d'une succession de nucléotides ", les désoxyribonucléotides. L’ADN est le " support du contrôle des activités cellulaires et de la transmission des caractères héréditaires ".

 

Sources : Larousse médical – éd. Larousse – 2000 ; www.larousse.fr

Amniocentèse

Prélèvement d’une petite quantité du liquide qui entoure le foetus dans l'utérus (le liquide amniotique), par ponction, à l'aide d'une aiguille à travers le ventre de la mère. Cet examen est réalisé le plus souvent pour étudier les chromosomes du fœtus (par exemple pour la recherche de trisomie 21), ainsi que pour la recherche d’autres pathologies fœtales d’origine génétique, ou infectieuses (virales ou parasitaires). L'examen est habituellement effectué entre 15 et 17 semaines d'aménorrhée (3 mois - 3 mois et demi de grossesse). Dans certains cas, il peut être effectué à d'autres termes pour les mêmes raisons.
Le but de l’amniocentèse est de répondre à des questions précises grâce aux examens faits sur le liquide amniotique. Cet examen ne dépiste pas globalement toutes les anomalies ou malformations possibles. Cet examen délicat présente un risque de fausse couche dans 1% à 2% des cas.

Sources : CNGOF - Gènéthique

Arrêt cardiaque (ou arrêt cardiocirculatoire)

Cessation spontanément irréversible d’une activité cardiaque efficace, entraînant un arrêt de la perfusion d’organes vitaux.

Source : Larousse médical - www.larousse.fr

Arrêt cardiaque contrôlé

L’arrêt cardiaque est dit " contrôlé " lorsqu’il est pratiqué sur des personnes encore vivantes au moment de la décision médicale.
La notion d’arrêt cardiaque contrôlé a été évoquée dans le protocole de Maastricht en 1995. Ce protocole réglemente quatre catégories de donneurs d’organes à cœur arrêté. L’une d’entres elles, la catégorie III, vise " les personnes hospitalisées pour lesquelles une décision d’un arrêt des traitements est prise en raison de leur pronostic " – on parle alors de donneurs décédés après arrêt cardiaque contrôlé.

Source : Gènéthique ; Carnet paris Descarte

Arrêt de l’alimentation et de l’hydratation administrés artificiellement

Acte qui vise à supprimer l’hydratation et l’alimentation à un patient.
Cet arrêt de l’hydratation et de l’alimentation entraîne un débat éthique. L’esprit de la loi Leonetti de 2005 sur la fin de vie considère l’alimentation et l’hydratation comme des " traitements " qui peuvent être suspendus et entrainer inéluctablement la mort du patient de faim et/ou de soif.

Laurence Henry, infirmière anesthésiste, précise que selon la loi Léonetti, " Le traitement est ce qui permet l’inversion des choses, et le soin, ce qui permet la continuité de la vie ". Elle rappelle que " l’hydratation est toujours un soin, et son arrêt correspond à un acte d’euthanasie ". L’alimentation, si elle est administrée artificiellement, " peut être considérée comme un traitement si c’est par cette seule technique [qu’une personne] peut vivre et prendre des forces… Elle peut donc être arrêtée légitimement, si elle devient excessive, à condition de continuer à alimenter [la personne] progressivement par la bouche. Il s’agit là d’entrer dans le soin palliatif. L’arrêt complet de l’alimentation orale n’est pas légitime car l’intention du soignant n’est plus une démarche de soins palliatifs, mais bien une démarche euthanasique. "

Source : Gènéthique

Assistance médicale à la procréation (AMP)

Ensemble des techniques aidant à la procréation.
Légalement, l’AMP vise les " pratiques cliniques et biologiques permettant la conception in vitro, le transfert d'embryons et l'insémination artificielle, ainsi que toute technique d'effet équivalent permettant la procréation en dehors du processus naturel, dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé, après avis de l'Agence de la biomédecine.
La stimulation ovarienne, y compris lorsqu'elle est mise en oeuvre indépendamment d'une technique d'assistance médicale à la procréation, est soumise à des recommandations de bonnes pratiques ". (Article L.2141-1 Code de la santé publique – Légifrance)

On peut distinguer les méthodes naturelles d’AMP (Billings, naprotechnologie…) des méthodes artificielles, à savoir l’insémination artificielle qui utilise les spermatozoïdes, et la fécondation in vitro avec transfert embryonnaire (FIV) qui utilise les spermatozoïdes et l’ovocyte. Source : Gènéthique

Autorenouvellement

L’autorenouvellement désigne la capacité des cellules souches à se reproduire indéfiniment sous forme indifférenciée.
Source : Inserm

Avortement ou IVG

Mort prématurée de l’embryon ou du fœtus au cours de son développement.

On parle d’avortement spontané ou de fausse couche lorsqu’il s’agit d’une mort involontaire, et d’avortement provoqué lorsque l’on met volontairement fin à la vie de l’embryon ou du fœtus. Dans la loi, les mots " interruption de grossesse " ont remplacé le mot " avortement ".

 

Différentes méthodes existent

  1. Avortement par aspiration : Démembrement du fœtus par aspiration. C’est la méthode utilisée habituellement pour les IVG.
  2. Avortement par curetage : Destruction à la curette de l’embryon et récupération des débris dans l’utérus.
  3. La pilule du lendemain aussi appelée ‘contraception d’urgence’, et le stérilet peuvent provoquer des avortements quand ils empêchent la nidation de l’embryon.
  4. Avortement par Mifépristone ou avortement par Pilule RU 486 : Pilule abortive qui rend la muqueuse utérine impropre à la survie de l’embryon déjà implanté. Elle provoque un avortement.
  5. Avortement post-natal : " Avortement " d’un nouveau né. Cette notion, ancienne, s’apparente à un infanticide ou à de l’euthanasie. Elle a été ré-évoquée en 2012 dans le Journal of Medical Ethics par deux chercheurs en bioéthique, Francesca Minerva de l'Université de Melbourne et Alberto Giubilini de l'Université de Milan. Les auteurs estiment que «le droit de tuer un nouveau-né [doit] être éthiquement permis dans toutes les mêmes circonstances que l'est l'avortement. Ces circonstances incluent les cas où les nouveau-nés [...] peuvent être un risque pour le bien-être de sa famille ». (Synthèse de presse Gènéthique du 29 février 2012)

 

Source : Gènéthique

Avortement sélectif

L’avortement est dit " sélectif " lorsqu’il a pour unique raison la sélection du fœtus en raison d’une anomalie génétique (comme la trisomie 21) ou de son sexe. En 2013, le Conseil de l’Europe s’est inquiété des avortements sélectifs des fœtus féminins dans une résolution " Généricide les femmes manquantes ", du 28 juin 2013.