GPA au Mexique : une industrie devenue clandestine ?



En 1997, la GPA commerciale est autorisée au Mexique. Les agences internationales de GPA commencent à s’y implanter drainant des « dizaines de milliers de patients » : le coût de la GPA, bien plus faible au Mexique « 70 000 $ en moyenne » dans l’Etat de Tabasco, au Mexique, contre « plus de 180 000 $ » aux Etats-Unis. Les mères porteuses mexicaines touchent environ 10 000 $, soit « plus de quatre fois le revenu moyen obtenu en 9 mois au Mexique ». En 2016, « 95% des patients sont étrangers ».

 

L’afflux de clients fait craindre un « trafic humain ». Comme avec ce père de famille vivant des revenus générés par sa femme et ses trois filles « 1000 $ par mois environ par utérus ». Sa fille aînée avait subi trois grossesses à 19 ans, celle de 17 ans deux, quand la benjamine commençait une première gestation pour autrui à 15 ans.

 

Le Gouvernement a souhaité mettre fin à ces pratiques en limitant la GPA à une pratique « altruiste » uniquement pour des couples mexicains hétérosexuels dont l’infertilité a été médicalement constatée. Comme ce couple de sexagénaires qui a eu recours à la GPA pour avoir des jumeaux.

 

Aujourd’hui, selon Leon Altamirano, avocat spécialisé sur ce sujet, deux agences américaines ainsi que deux espagnoles opèrent toujours dans la clandestinité sur le sol mexicain. Beaucoup d’acteurs en somme, entre médecins, parents génétiques, avocats, « mais quelqu’un pensera-t-il aux enfants ? »

 

 

Note Gènéthique : Les dates indiquées par CGTN semblent contradictoires avec d’autres sources qui indiquent que les lois pour encadrer la pratique de la GPA au Mexique ont été passées en 2015 (cf. L'état mexicain de Tabasco interdit la GPA aux couples homosexuels et étrangers ; 2017 est la date mentionnée par CGTN)

 

Pour aller plus loin :

Arnaque à la GPA dans le Maryland

GPA au Mexique : « Levée de voile sur une industrie opaque et peu règlementée »

Mexique : le boom de la gestation pour autrui

Etats-Unis : une mère porteuse meurt en couches, laissant un mari et deux enfants


Sources: 

CGTN, Alasdair Baverstock (15/03/2020)