GPA : l'alerte est donnée



Sylviane Agacinski, Ana-Luana Stoicea-Deram et Martine Segalen[1], s’inquiètent des positions ambiguës du candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, concernant la GPA.

 

Selon elles, les travaux menés au sein de la Conférence de La Haye ne visent qu’à l’adoption de règles juridiques minimales « pour donner à la GPA une apparence ‘éthique’ et assurer son bon fonctionnement en levant les obstacles tels que les problèmes d’état civil ».

 

Les auteures s'interrogent : « Comment ignorer la profondeur de l’aliénation des femmes qui s’engagent dans une convention de GPA, et dont la vie privée est contrôlée dans les moindres détails pendant neuf mois ? » « La préséance du consentement sur toute autre considération met le droit des contrats au-dessus des normes communes destinées à protéger les individus contre la pression de l’argent, comme si le consentement des contractants suffisait à légitimer n’importe quel contrat. »

 

Alors que « l’enfant qu’on fait naître d’une ‘mère de substitution’ subit une violence spécifique », les auteures rappellent que « la France se soucie au plus haut point de l’intérêt des enfants (…) elle ne peut admettre de falsifier la filiation maternelle d’un enfant, car sa personne et ses droits familiaux ne peuvent faire l’objet d’une transaction ».

 

[1] Respectivement philosophe, présidente du Collectif pour le respect de la personne et ethnologue.


Sources: 

Le Figaro (19/04/2017)