Greffe d’utérus aux Etats-Unis : l’échec de 2016 dû à une contamination de la donneuse



En février 2016, une première patiente américaine recevait une greffe d’utérus provenant d’une donneuse décédée à la clinique Cleveland (cf. Première greffe d’utérus aux Etats-Unis ). Peu de temps après, la patiente dû être opérée de nouveau pour retirer le greffon, du fait d’une infection mettant sa vie en danger (cf. Echec de la première greffe d’utérus aux Etats-Unis).

 

On sait aujourd’hui qu’il s’agissait d’une complication due à Candida albicans, un champignon transmis par la donneuse décédée. Les tests de routine sur l’utérus avant sa transplantation l’ont mis en évidence, mais la clinique nie avoir été au courant dans les temps, de même que l’établissement de prélèvement nie avoir alerté la clinique trop tard. Pourtant « une infection à Candida chez un donneur d’organes est un drapeau rouge », car les immunosuppresseurs administrés au receveur le rendent particulièrement vulnérable à cet agent pathogène. Un résultat positif sur l’organe doit être signalé dans les 24heures aux équipes de transplantations. Cet accident a mis en évidence les dysfonctionnements du système de don d’organes et la nécessité d’un « contrôle et d’une responsabilisation accrus ». Les protocoles ont été par la suite modifiés, incluant l’administration d’antifongiques aux receveuses pour exclure tout risque d’infection. Huit femmes ont reçu une greffe d’utérus, et deux ont accouché.

 

La patiente opérée en 2016 est aujourd’hui rétablie, mais ne pourra pas être transplantée de nouveau du fait des séquelles de cette infection. Déjà mère de trois enfants adoptés avant l’opération, elle a depuis adopté deux autres enfants.

 

 

 


Sources: 

Washington post, Julia Robinson (13/02/2019)