Greffe : Reprise de l’activité en 2019, nouvelles orientations de l’ABM



Après une baisse en 2018, l’activité de prélèvement et de greffes d’organes a « repris » en France ces cinq derniers mois (cf. En France, les greffes d’organes à la baisse en 2018), avec une augmentation de 10% de l’activité perdue. Une évolution loin de rattraper les objectifs du plan greffe (cf. Don d’organes : un plan national d’envergure passé sous silence), notamment pour les greffes de rein à partir de donneur vivant. Face à ce constat, l’Agence de Biomédecine (ABM) a l’intention « d'accompagner les professionnels de santé concernés à mieux faire connaître ce geste altruiste ». Elle s’inquiète également de « freins logistiques » mais aussi législatifs[1], financiers et culturels. Aussi dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, plusieurs modifications pourraient être proposées : simplification du processus d’autorisation de prélèvement, de la surveillance annuelle des données médicales du donneur, mais aussi du don croisé[2].

 

Outre cette « fluidification du parcours donneur vivant », l’ABM mise sur l’accompagnement et la formation des professionnels de santé impliqués dans le don d’organes, notamment pour le prélèvement Maastricht 3[3] et la communication avec les proches. Elle a également « rencontré l'ensemble des directeurs généraux des ARS afin que les tutelles régionales portent un regard permanent sur l'activité » et suivent mieux  « les crédits fléchés en la matière ». Une mesure qui suit l’octroi récent d’un « supplément exceptionnel au forfait annuel greffe » de plus d’un million d’euros via la circulaire tarifaire 2019 des hôpitaux.

 

 



[1] « La loi française étant très protectrice envers le donneur (consentement et rétractation du donneur, analyse des risques, autorisation de greffe »

[2] « Une modélisation mathématique engage à construire une chaîne de quatre couples dans ce cas plutôt que la paire actuellement retenue »

 


Sources: 

Hospimedia, Pia Hemery (29/05/2019; 17/05/2019)