Imposer l’avortement aux victimes de viols dans les situations de conflits : nouveau plaidoyer à l’ONU



Des groupes pro-avortement et membres de l’ONU appellent les associations humanitaires à « fournir l’avortement aux victimes de viols dans les situations de conflits ». Ce plaidoyer récent au sein des Nations Unis affirme que l’avortement est un droit humanitaire[1]. Pour Susan Yoshihara, du C-Fam[2], il s’agit d’une tentative pour « imposer un droit à l’avortement international par la ruse».

Mais « il n'y a pas de fondement juridique pour un droit humanitaire à l'avortement », poursuit-elle, car l’avortement entre en conflit avec l'obligation contraignante des Etats membres de protéger la vie et avec d'autres principes bien établis du droit international. La revendication d'un droit humanitaire à l'avortement contredit notamment le principe fondamental du consentement dans le droit humanitaire. Selon l’interprétation des Conventions de Genève par le comité international de la Croix Rouge, l'avortement ne peut pas être financé, ni effectué dans les pays où la vie à naître est protégée.

Yoshihara fait également remarquer que ce plaidoyer contribue à la stigmatisation des milliers d'enfants nés des viols de guerre, qui ne sont mentionnés dans aucun projet humanitaire ou projet de développement post-conflit.

 

 

[1] « Le droit international humanitaire, également appelé ‘lois de la guerre’, protège les civils et autres non-combattants du mal lors de conflits. Il est une branche bien établie et respectée du droit international, obligatoire pour tous les pays ».

[2] Center for Family and human rights.


Sources: 

C-Fam (3/03/2016)