Impression 3D, objets connectés : l'OPECST publie deux notes scientifiques



L’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) a publié jeudi une série de 3 notes scientifiques. Rédigées à partir de « la consultation de membres du Conseil scientifique de l’Office, de chercheurs spécialistes, d’entreprises actives dans le champ concerné, des Académies scientifiques et des services scientifiques des ambassades de France pour des comparaisons internationales », deux d’entre elles sont liées au domaine de la santé. Elles concernent l’une l’impression 3D, l’autre les objets connectés.

 

La bio-impression permet de « produire artificiellement des structures cellulaires ». À terme, l'impression de cellules souches pluripotentes induites (CSPI), c'est-à-dire des cellules adultes reprogrammées à des fins de bio-impression, peut trouver des applications, notamment pour la reconstitution « des organes artificiels pour remplacer des organes déficients ; des organes artificiels permettant d'effectuer des essais sur maquettes 3D sans avoir recours à l'expérimentation animale ; des organoïdes 3D servant la recherche ». Certaines recherches sont encore « expérimentales », d’autres applications « sont déjà très prometteuses » : « utilisation dans le secteur des prothèses auditives et dans la production de médicaments ou en chirurgie orthopédique ».

 

Des mesures sont envisagées pour soutenir les recherches de ce secteur qui « ne semble en être qu’à ses débuts », à travers le programme d'investissement d'avenir (PIA), la Banque publique d'investissement (BPI) et les appels à projets de l'Agence nationale de la recherche (ANR).

 

Autre fiche sur le secteur des objets connectés qui, s’il est porteur de promesses, est aussi le lieu d’enjeux économiques « de premier plan » : l’usage et la vente d’objets connectés devraient rapporter « environ mille milliards en 2025 ». Avec des effets incertains sur l’emploi, précise le rapport.

 

En matière de santé, les objets connectés trouvent de futures applications dans la télémédecine, le dépistage en temps réel, l’auto-mesure connectée en appui de la médecine prédictive. Cependant, pour l’OPECTS, « l'usage des objets connectés pourrait conduire sur le long terme "à des évolutions profondes de la prise en charge des problèmes de santé" mais ils induisent de multiples enjeux sociétaux ». Dont l’accessibilité, la création de contraintes, l’incitation pour « l'utilisateur à se conformer à une norme non nécessairement pertinente" », la génération de nouvelles exclusions (personnes âgées par exemple).


Sources: 

Hospimédia (23/03/2018)