La contraception : quel besoin réel ?



Une étude[1] menée par l’Université de Californie San Francisco[2] et l’Université de Columbia[3] montre que plus de la moitié des femmes qui n’ont qu’une « faible préférence d’éviter une grossesse » prennent tout de même une méthode contraceptive.

 

L’étude a été réalisée via un outil développé par le Dr Corinne Rocca, co-auteur de l’étude : une échelle pour mesurer le désir d’éviter une grossesse. Cette échelle qui tient compte à la fois des sentiments relatifs à une grossesse potentielle (dans les 3 mois) et au fait d’avoir un enfant (dans l’année) permet de traduire les « incertitudes et ambiguités ». Elle représente 3 champs : les désirs, les émotions et les conséquences perçues par la femme.

 

Parmi les femmes qui avaient eu un rapport sexuel au cours du mois précédent, « 21% n’utilisaient pas de contraceptifs, 17% avaient recours à un stérilet ou un implant, 31% à des contraceptifs de court terme tels que la pilule et 20% aux préservatifs. Environ 13% des femmes ayant une préférence forte d’éviter une grossesse n’avaient recours à aucune méthode contraceptive ». A l’inverse, des femmes avec des désirs très variés utilisent différentes méthodes contraceptives.

 

 

Pour aller plus loin :

Imposer un « besoin » contraceptif, est-ce cela l’émancipation des femmes ?

 


[1] Goleen Samari et al, Pregnancy preferences and contraceptive use among US women, Contraception (2019).

[2] University of California San Francisco (UCSF).

[3] Columbia University Mailman School of Public Health.

 


Sources: 

Medical Press, Columbia University's Mailman School of Public Health (16/12/2019)