La GPA une procédure qui altère potentiellement la santé de la mère porteuse et de l’enfant à la naissance


Une étude menée en Californie montre que les complications obstétricales et périnatales sont plus importantes dans les cas de GPA par FIV que dans les cas de grossesse spontanée. Toutes les mères porteuses participant à cette étude ont d’abord eu au moins un enfant conçu naturellement dont la grossesse et la naissance ont été bien suivies. Cela permet une comparaison des résultats sans que le facteur de l’environnement utérin entre en compte. Les grossesses gémellaires (taux de survenue de 33% avec une GPA, 1% pour les grossesses naturelles) n’ont pas été intégrées aux résultats.

 

Ainsi, l’âge gestationnel à la naissance est significativement plus faible en cas de GPA que de grossesse spontanée ; le taux d’accouchement prématuré est plus élevé (10,7% vs 3,1%) et le taux d’enfants ayant un faible poids de naissance est également plus élevé (7,8% vs 2,4%).

 

Concernant la mère, lors des grossesses pour autrui, les complications obstétricales ont été significativement plus importantes. On note notamment une augmentation du diabète gestationnel, de l’hypertension, du recours à l’amniocentèse, de la présence d’un placenta praevia (mauvaise implantation du placenta), des besoins en antibiotiques pendant le travail et des naissances par césarienne.  

 

Des études dans le passé ayant déjà montré des résultats allant dans ce sens concernant la PMA, ces données permettent d’éliminer une des raisons soulevées, à savoir que l’hyperstimulation ovarienne altéreraient l’environnement utérin.  Ces résultats laissent donc penser que les procédures de procréation médicalement assistée détériorent l’embryon, ce qui n’est pas sans conséquences pour la mère et l’enfant.