La nouvelle configuration du CCNE influencera-t-elle les débats sur la PMA ?



Le premier dossier sur lequel les 12 nouveaux membres du CCNE[1], ainsi que les 5 autres dont le mandat a été renouvelé, vont devoir se prononcer est un avis sur l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de femmes et aux célibataires. Pour Jean-Claude Amiesen, Président du CCNE, « c'est un sujet où nous avançons lentement car c'est la première fois que le CCNE l'examine de manière transversale. PMA pour les femmes seules, pour les couples de femmes, anonymat du don, conservation des ovocytes, GPA : nous revisitons l'ensemble des questions sur les indications sociétales de l'AMP ».

 

Sur ce sujet controversé, il n’est pas possible de prédire l’influence de cette nouvelle composition sur l’issue des débats.

 

Parmi les nouvelles figures du Comité qui participeront à la décision, Dominique Quinio, ancienne directrice du journal La Croix et présidente des Semaines sociales en France, représente la pensée catholique. En 2013, le remplacement des responsables religieux par des laïcs, sans consultation des instances représentatives des autorités religieuses avait « fait scandale ».

 

La PMA  n’est pas le seul sujet auquel doit s’atteler le CCNE : à l’automne 2017, avant les débats au Parlement, Jean-Claude Amiesen prévoit « d’organiser des états généraux sur l’ensemble de la loi relative à la bioéthique à l’automne 2017, puis d’écrire un rapport sur le sujet ».

 

[1] Comité consultatif national d’éthique.


Sources: 

Le figaro (Agnès Leclair) 05/10/2016