La sélection génétique prénatale, une forme contemporaine de racisme


L’ECLJ (European Center for Law and Justice) est intervenu au Conseil des droits de l’homme de Genève le 20 juin dernier, lors d’un dialogue interactif avec le rapporteur spécial sur le racisme. Celui-ci est en charge d’un dossier sur « les formes contemporaines de racisme », mais l’ECLJ regrette qu’il ne tienne pas compte du « racisme scientifique que constitue l’eugénisme ».

 

Les théories selon lesquelles « certains groupes de personnes valent moins que d’autres en raison de leurs caractéristiques physiques » ou « l’évolution de l’espèce humaine a entrainé l’existence d’individus et de groupes humains moins évolués que d’autres » ont fait le lit du racisme et de l’eugénisme. Elles ont en outre préparé à l’idée que « l’humanité peut être perfectionnée grâce au progrès de la génétique et par la sélection et l’élimination volontaire des groupes jugés ‘inférieurs’ ainsi que par leur limitation démographique ». L’ECLJ rappelle donc qu’ « il est vain de prétendre combattre [le racisme] sans l’[eugénisme] », et demande au rapporteur de condamner « l’eugénisme contemporain qui prend la forme de la manipulation et de la sélection génétique prénatale des êtres humains », notamment le nouveau test de dépistage prénatal de la trisomie 21 « qui permettra la détection et l’élimination de la majorité des enfants trisomiques », alors que « ces enfants peuvent vivre longtemps et heureux ».

 

« Le véritable danger du racisme au XXIème siècle, ce ne sont pas seulement les quelques groupuscules néonazis, c’est l’idéologie eugéniste et la sélection que subissent de nombreux êtres humains à raison de leur patrimoine génétique avec le soutien des Etats et des techniques modernes », conclut l’ECLJ.