L'ABM lance une campagne pour sensibiliser aux greffes rénales à partir d'un donneur vivant


L’Agence de la biomédecine (ABM) lance aujourd’hui une campagne radio pour sensibiliser le public au don de rein de son vivant. Elle rappelle que « le rein est le seul organe entier dont on peut faire don de son vivant car on peut vivre avec un seul rein ».

 

En 2015 en France, 16529 personnes étaient en attente d’une greffe de rein. Ces demandes représentent à elles-seules 77% de la liste nationale d’attente tous organes confondus. La même année, 3486 greffes de rein ont été réalisées, dont 547 grâce au don du vivant d’un proche.

Le plan greffe 2016-2016 « prévoit de favoriser le développement des greffes à partir de donneurs vivants », avec comme objectifs d’atteindre les 600 greffes par an d’ici fin 2016. Pour l’ABM, l’objectif de la campagne vise à « lever les freins, les inquiétudes et de favoriser ce geste altruiste » : « Donner un rein à un proche, c’est lui offrir une meilleure qualité de vie ».

 

Un geste généreux qui, bien que maîtrisé, comporte comme tout acte chirurgical un risque qui concerne « l’anesthésie, l’opération chirurgicale et les suites opératoires immédiates ou lointaines ». Avec un risque de décès de 3 pour 10000 prélèvements, la majorité des complications sont des « problèmes peu sévères et transitoires (infections urinaires, douleurs au niveau de la cicatrice, hypertension artérielle…) ». Les donneurs sont cependant astreints à une surveillance médicale tout au long de leur vie, avec un examen de santé réalisé chaque année. Leurs données sont intégrées à un registre relatif au suivi des donneurs vivants d’organes géré par l’ABM.

 

Le geste n’est pas neutre et ce sont les receveurs qui sont difficiles à convaincre : « Les professionnels de santé sont très souvent confrontés à la difficulté qu’ont leur patients à demander un rein à leur proche. Plus généralement c’est le proche, bien informé, qui se porte volontairement candidat au don de rein ».

 

Outre une campagne radio, l’ABM a mis en place une page facebook « Don d’organes et de tissus », des brochures à destination des patients et de l’entourage. Sur son site Internet dédié au don d’organes tous azimuts, il est aussi possible de s’inscrire sur le registre national des refus.