Le "Fertility CheckUp" ou comment déjouer en amont l’infertilité



Le centre hospitalier intercommunal de Créteil dans le Val-de-Marne vient d’ouvrir une consultation pour effectuer des bilans de fertilité chez les femmes qui veulent être rassurées sur leur capacité à avoir des enfants.

 

Cette consultation, unique en France, est un examen de prévention et de dépistage d’éventuels problèmes de fertilité, qui, découverts plus tôt, sont plus faciles à prendre en charge. Ici, pas besoin d’attendre un an d’essais infructueux car on travaille même la prévention. « Je suis attristée de recevoir des femmes trop tard, ou pour qui les chances d’être enceinte sont nettement réduites. Si on peut agir en amont pour celles qui désirent une grossesse, ce n’est pas rien », explique le Pr Nathalie Massin, chef de Service du Centre d’assistance médicale à la procréation de Créteil, qui a lancé ce programme « Fertility Check-up » début octobre.

 

Concrètement, le rendez-vous dure une heure, et commence par un entretien avec un médecin, sur l’hygiène de vie, les antécédents, la motivation… Puis la femme est soumise au « FertilityScan », un examen échographique, qui permet de en trente minutes de « vérifier la qualité de l’utérus et des trompes ainsi que la réserve ovarienne et la capacité d’ovulation ». La femme est informée du résultat dès la fin du rendez-vous. Elle est immédiatement conseillée et reçoit des conseils sur les facteurs aggravant les risques d’infertilité, tels que le tabac, l’alcool, les perturbateurs endocriniens, l’alimentation, et bien sûr l’âge.

 

A l’heure où près d’un bébé sur trente est conçu par PMA en France et que les femmes ont leur premier enfant de plus en plus tard (28,5 ans en moyenne), « les femmes sont de plus en plus stressées, elles s’inquiètent ».Nassima, 31 ans, qui espère un bébé depuis un an se réjouit : « C’est un parcours du combattant qui épuise le couple, le corps j’ai pris 10 kg. Le moral en prend un coup aussi. On nous dit tout et son contraire. On se pose tellement de questions qu’on veut des réponses. Si j’avais eu ça, je l’aurais fait sans hésiter. »


Sources: 

Le Parisien, Agnès Vives (15/10/2018)