Le Pape François s'exprime sur le don d’organes



Le pape François a encouragé samedi les 400 bénévoles de l’association italienne pour le don d’organes de tissus et de cellules. Rappelant la position de l’Eglise catholique – « la donation d’organes après la mort est un acte noble et méritoire et doit être encouragée comme une manifestation de généreuse solidarité »[1], il a également cité l’encyclique Evangelium vitae dans laquelle saint Jean-Paul II explique que, « parmi les gestes qui concourent à alimenter une culture authentique de la vie ‘il faut particulièrement apprécier le don d’organes, accompli sous une forme éthiquement acceptable, qui permet à des malades parfois privés d’espoir de nouvelles perspectives de santé et même de vie’ ». Le pape François a particulièrement insisté sur la gratuité du don, qui doit être maintenue pour éviter toute « marchandisation du corps ou d’une de ses parties [qui] est contraire à la dignité humaine ». Si « le don d’organes répond à un besoin social », sa signification « ne se réduit pas à son “utilité”, puisqu’il s’agit d’expériences profondément humaines et chargées d’amour et d’altruisme ». Enfin, le pape a exhorté les bénévoles à « promouvoir une culture du don qui, à travers l’information, la sensibilisation et [leur] engagement (…), favorise cette offrande d’une partie de [leur] corps, sans risque ni conséquences disproportionnées dans la donation du vivant, et de tous les organes après sa mort ». Une « culture de l’aide, du don, de l’espérance, de la vie », qui permet de « faire comprendre que la vie est sacrée », alors que nous « devons malheureusement assister presque quotidiennement » aux menaces contre la vie « comme dans le cas de l’avortement et de l’euthanasie ».

 


[1] Catéchisme de l’Eglise Catholique n°2296 : « La transplantation d’organes est conforme à la loi morale si les dangers et les risques physiques et psychiques encourus par le donneur sont proportionnés au bien recherché chez le destinataire. La donation d’organes après la mort est un acte noble et méritoire et doit être encouragée comme une manifestation de généreuse solidarité. Il n’est pas moralement acceptable si le donneur ou ses proches ayants droits n’y ont pas donné leur consentement explicite. De plus, il est moralement inadmissible de provoquer directement la mutilation invalidante ou la mort d’un être humain, fût-ce pour retarder le décès d’autres personnes ».


Sources: 

Zenit, Anne Kurian (13/04/2019)