Le scandale des « avortements sous pression » au Royaume-Uni



A l’occasion d’une échographie réalisée à 13 semaines, les médecins assurent à Lauren Webster, une jeune irlandaise de 21 ans, que son enfant souffre d’une « obstruction vésicale » (des voies urinaires) lui offrant une faible chance de survie, et qu’il risque d’« être atteint de troubles génétiques tel qu’une trisomie 18 ». Les médecins insistent pour qu’elle avorte. Lauren Webster, qui avait déjà fait deux fausses couches, raconte que son médecin lui a demandé « chaque semaine » si elle voulait avorter. La jeune maman résiste « à toutes les pressions » ayant « l'intuition que son bébé survivrait ». A la naissance de son fils, Ollie, les médecins sont « stupéfaits » de constater que l’« obstruction vésicale » s’est corrigée d’elle-même et qu’il n’est pas porteur de trisomie 18.

 

Au Royaume-Uni, la « question de l'avortement sous pression et contraint » est une pratique de plus en plus courante, en particulier de la part du personnel médical. Ainsi au début du mois de juin, à dix reprises, une femme enceinte, Natalie Halson, a subi des pressions pour avorter de sa fille, parce que celle-ci était atteinte d’un spina bifida et condamnée à avoir une « mauvaise qualité de vie ». Pourtant, après une opération de la colonne vertébrale, la petite fille est en bonne santé. Natalie Halson témoigne : « Ils ont fait comme si l'avortement était ma seule option ». Les médecins lui ont ainsi expliqué que si elle renonçait à avorter,  son bébé « serait en fauteuil roulant et n'aurait aucune qualité de vie ». Quelques semaines avant la naissance, on lui a de nouveau proposé d’avorter, ce qui l'a « vraiment bouleversée ». « C'était une vraie petite personne », explique la maman, « c'était horrible de penser qu'ils voulaient juste que je me débarrasse d'elle ». Auprès de tous les parents à qui l’on conseille d'avorter, elle raconte que « ce n'est pas la seule option, peu importe ce que les hôpitaux essaient de leur dire ». « Suivez toujours votre instinct », poursuit-elle, « quelque chose à l'intérieur me disait que mon bébé allait s'en sortir - et regardez-la maintenant, elle est parfaite ».

 

Un rapport choquant de la Care Quality Commission (CQC) de 2016 a révélé que l'une des plus grandes chaînes d'avortement du Royaume-Uni, Marie Stopes, exerçaient des pressions sur les femmes, les encourageant à avorter leur bébé. Les établissements Marie Stopes ont ensuite été contraints de « suspendre temporairement la moitié de leurs services ». Une femme raconte : « Quand je leur ai dit que je ne voulais pas de l'avortement, ils m'ont accusé de leur faire perdre leur temps. On m'a fait sortir à moitié habillée et en larmes ». Le personnel de la clinique recevait des primes financières pour encourager les femmes à avorter.

 

Une autre étude a révélé que « 75 % des clientes déclarent avoir subi un avortement parce qu'elles avaient ressenti la pression d'un être cher ».


Sources: 

SPUC (17/06/2019) - Young mother defies medical pressure to abort her baby and gives birth to a healthy boy