Les cochons génétiquement modifiés sont-ils l’avenir de la transplantation d’organes ?



Un article du 6 octobre de la revue Nature revient de nouveau sur la création de « cochons génétiquement modifiés » dans l’objectif de « transplanter leurs organes chez l’homme ». Des chercheurs de la Harvard Medical School ont en effet récemment affirmé avoir « réussi à modifier plus de 60 gènes d’embryons de cochons » grâce à l’outil CRISPR-Cas9. La modification de ces gènes permettrait de « rendre les tissus porcins humain-compatibles », le rejet de greffe étant un des principaux obstacles techniques à la transplantation d’organes porcins chez l’homme (cf. Gènéthique du 12 aout 2015). Les chercheurs ont ainsi « inactivé 62 rétrovirus endogènes porcins (...) soupçonnés de causer des rejets de greffe ».

 

L’étude est menée par le généticien Georges Church, qui travaille sur cette question depuis « près d’une décennie ». Il a fondé à Boston « un centre de recherche spécialisé dans la transplantation cochon-humain ».  Il aurait annoncé l’implantation prochaine des embryons de cochon génétiquement modifiés chez une truie. Dans l’attente de publication, les auteurs ne souhaitent « pas divulguer le nom des gènes manipulés ».

 


Sources: 

Pourquoi docteur (09/10/2015)