Les députés de la commission des affaires sociales maintiennent les dérives bioéthiques


En milieu d'après midi, mardi 9 novembre, en présence d'une dizaine de députés, et sans l'ombre d'un débat, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a réintroduit les dérives bioéthiques du projet de loi santé (Infographie) : 

 

  • La création d'un nouveau régime de recherche sur l'embryon (art 37) a été réintroduite dans le texte à l'initiative du gouvernement (amendement AS342)
  • Des quotas d'interruption volontaire de grossesse (IVG) imposés aux établissements de santé (art 38) a été replacée dans le texte à l'initiative de la délégation aux droits des femmes (amendement AS232)
  • Le renforcement du consentement présumé au don d'organes (art 46 ter) est de nouveau dans le texte à l'initiative de Jean-Louis Touraine (Amendement AS29)
  • La mesure habilitant les sages femmes à la pratique des IVG médicamenteuses (art 31) n'a pas été supprimée par la commission et reste dans le texte.

 

Toutes ces dispositions seront discutées en séance à partir du lundi 16 et jusqu'au 20 novembre.

Il est à craindre que ces dérives soient de nouveau adoptées par les députés comme cela avait été le cas en première lecture à l'assemblée nationale (cf. Gènéthique vous informe du 14 avril 2015).

 

Gènéthique suivra pour vous les débats sur ces sujets. Suivez nous sur Twitter.