Les objets connectés, une opportunité pour les politiques de santé publique ?



Un rapport parlementaire français préconise le remboursement des objets connectés contribuant à la prévention, tout en invitant l’Assemblée nationale à mener une « analyse de la place de l’homme dans la société numérique de demain et de l’avènement de courants transhumanistes ».

 

Présenté par les députés Corinne Erhel (PS) et Laure de la Raudière (LR), ce rapport intitulé « L’internet des objets : le numérique à l’ère de la prédiction » décrit le « potentiel économique et les services aujourd’hui proposés par les objets connectés ». Ce sujet a retenu l’attention de la commission des affaires économiques, car il est en croissance exponentielle : « la société de conseil Gartner évalue à 30 milliards le nombre d’objets connectés en 2020, contre 6,4 milliards aujourd’hui ». Pour « accompagner et tirer profit de cet essor », les députés formulent 20 recommandations, parmi lesquelles celle de rembourser les objets connectés contribuant à la prévention. Elles estiment cependant qu’il y a encore un « point d’équilibre » à trouver, pour « éviter le scénario noir d’une sécurité sociale personnalisée en fonction des risques révélés par les données personnelles ».

 

Les rapporteurs invitent par ailleurs le Pipame (pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques) à étudier le « potentiel prédictif des objets connectés et leur impact dans les processus de décisions humaines ». Auditionnées le 10 janvier par la commission, Laure de la Raudière a insisté sur la nécessité de s’interroger « sur la place des décisions humaines, dans un monde où les objets vont être programmés pour prendre des décisions à la place des hommes ».

 

La commission des affaires économiques a approuvé la publication de ce rapport qui devrait avoir lieu dans les prochains jours sur le site de l’Assemblée nationale.


Sources: 

Tic Pharma, Raphaël Moreaux (12/01/2017)