Livre blanc sur l’intelligence artificielle : le Comité économique et social européen rend son avis



Le Comité économique et social européen (CESE) a rendu son avis sur le Livre blanc sur l’Intelligence artificielle présenté en février dernier par la Commission européenne (cf. Vers une régulation européenne de l’intelligence artificielle ? ). La Commission appelant à adopter « une approche européenne axée sur l’excellence et la confiance ». Suite à la publication du Livre Blanc, « une vaste consultation du secteur privé, du milieu universitaire et de la société civile des États membres avait été lancée » (cf. IA : Les épiscopats européens appellent l’Europe à une approche centrée sur l’homme ).

 

De son côté le CESE insiste sur plusieurs points. Il :

  • « souligne qu’il importe de renforcer les investissements, les infrastructures, l’innovation et les compétences ;
  • demande instamment à la Commission de promouvoir une nouvelle génération de systèmes d’IA fondés sur la connaissance et le raisonnement, qui défendent les valeurs et principes humains ;
  • invite la Commission à: i) favoriser la pluridisciplinarité dans la recherche; ii) associer les parties prenantes intéressées au débat sur l’IA; iii) continuer à éduquer et à informer le grand public sur les possibilités qu’offre l’IA et les problèmes qu’elle pose ;
  • recommande à la Commission d’examiner de manière plus approfondie l’incidence de l’IA sur l’ensemble des libertés et droits fondamentaux ;
  • continue de s’opposer à l’introduction de toute forme de personnalité juridique pour l’IA ;
  • recommande à la Commission de dresser une liste des caractéristiques communes aux applications ou aux utilisations de l’IA considérées comme à haut risque intrinsèque, quel que soit le secteur ;
  • est d’avis que l’utilisation généralisée de la reconnaissance biométrique fondée sur l’intelligence artificielle aux fins de la surveillance ou du suivi, de l’évaluation ou de la catégorisation des êtres humains, de leurs comportements ou de leurs émotions devrait être interdite ;
  • plaide pour que les partenaires sociaux soient étroitement associés à un stade précoce lors de la mise en place des systèmes d’AI sur les lieux de travail, ainsi que les travailleurs qui seront amenés à travailler avec les systèmes d’IA ;
  • invite la Commission à jouer un rôle de chef de file afin d’assurer, en Europe, une meilleure coordination des solutions et approches relevant de l’IA appliquée qui sont utilisées pour lutter contre la pandémie de coronavirus. »

Sources: 

Actu IA (28/07/2020)