L’ONU appelle à mettre fin à la criminalisation des mères porteuses au Cambodge



Le Cambodge a interdit la Gestation Pour Autrui (GPA) « commerciale » en 2016, à la suite de l’Inde, du Népal et de la Thaïlande (cf. Après l’Inde et la Thaïlande, le Cambodge interdit la GPA), et les mères porteuses sont depuis poursuivies pour trafic humain, emprisonnées puis libérées à condition d’élever elles-mêmes les enfants.

 

Le Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), dans ses conclusions finales adoptées le 8 novembre, condamne cette « criminalisation » des mères porteuses, et s’inquiète qu’une « telle obligation créé un fardeau financier et émotionnel supplémentaire pour ces femmes en situation de précarité ». La CEDAW insiste sur les relations inégales entre commanditaires et mères porteuses et dénonce une discrimination plus générale à l’égard des femmes dans ce pays.

 

De son côté le gouvernement cambodgien affirme que ces mesures étaient nécessaires pour protéger les enfants à naître, et que ces femmes étaient pleinement conscientes de commettre un crime en acceptant un contrat de GPA : « Ces femmes avaient l’intention d’échanger leurs enfants contre de l’argent. Avoir un enfant pour le vendre est inhumain », rappelle Chou Bun Eng, secrétaire d’état et vice-président permanent du Comité national de lutte contre la traite des êtres humains au Cambodge.

 

Mais par ailleurs, l’absence de conséquence juridique ou financière pour les commanditaires chinois souligne « la nécessité d’une règlementation internationale ».

 

Pour aller plus loin :


Sources: 

Bionews, Lea Goetz (18/11/2019)

Photo: Pixabay DR