Migration d’implants contraceptifs : nouvelle alerte de l’ANSM



Après une première alerte en 2016, l’Agence du médicament (ANSM) « met à nouveau en garde les professionnels de santé » contre un « risque de lésions neuro-vasculaires au site d’insertion et de migration de l’implant contraceptif Nexplanon® dans les vaisseaux sanguins et le thorax ». Ainsi, une lettre d’information leur a été envoyée « pour les informer du risque et leur rappeler l’obligation de se former à la pose et au retrait de ce type d'implant, en privilégiant la formation en présentiel qui permet de s'exercer en pratique ».Un nouveau site d’insertion « à la face interne du bras non dominant, juste sous la peau » a été défini.

 

Nexplanon® est « le seul implant contraceptif commercialisé en France ». Il contient « de l’étonogestrel » et « se présente sous la forme d’un bâtonnet inséré juste sous la peau à l’intérieur du bras ». Son prix : 100,21€, « remboursable à 65% ». Environ 200 000 femmes y ont recours chaque année.

 

Les femmes qui envisagent ce contraceptif « devront être informées de ces risques en amont de la consultation de pose » et recevront « une carte patiente complémentaire à la notice, les invitant à vérifier une à deux fois par mois la présence de l’implant et à contacter rapidement leur médecin ou leur sage-femme si elles ne le repèrent plus au toucher ».

 

En février 2019, « deux enquêtes de pharmacovigilance portant sur le risque spécifique de migration dans l’artère pulmonaire et de lésions neurovasculaires au site d’insertion » ont montré, qu’en dépit des mesures prises jusqu’alors, « le nombre de signalements de migration dans l’artère pulmonaire en 2017 était d’environ 3,17 pour 100 000 insertions ».

 

 

Pour aller plus loin :

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Sources: 

Journalisme et santé publique, Jean-Yves Nau (06/12/2019) – Le Généraliste, Linda Sitruk (06/12/2019)