ObamaCare : les couvertures santé et l'avortement



Entre le 1er novembre et le 15 décembre 2018, dans la plupart des états, les Américains doivent choisir leur couverture santé, obligatoire depuis l’Obama Care de 2014.

 

Pour aider à la décision, pour la cinquième année consécutive, le Family Reserach Council et l’Institut Charlotte Lozier ont étudié les conditions spécifiques des différents contrats proposés. Les compagnies d’assurance affichent de plus en plus clairement le contenu de la prise en charge, et notamment, comme les y oblige la loi, celle concernant l’avortement. L’enquête a montré que le nombre d’assurances santé ne prenant pas en charge l’IVG avait diminué, tandis que le financement de l’avortement avait quant à lui augmenté.

 

Des sondages récents montrent que 60 % des Américains, et 40 % des Américains « pro-choix », s’opposent à ce que l’argent de leurs impôts serve à financer l’avortement. 26 états ont fait le choix d’interdire les assurances remboursant l’avortement. Et le Texas est le quatrième état ne proposant aucune assurance santé remboursant l’IVG. 24 états les autorisent. Dans neuf d’entre eux, Alaska, Californie, Hawaii, Maryland, Massachusetts, New York, Vermont, Washington et District de Columbia, toutes les formules prennent en charge l’avortement.

 

Les assurances multi-états ou MSP représentaient un espoir important pour les opposants à l’avortement, puisque la loi exige que chacune ait au minimum une formule ne couvrant pas l’avortement. Mais s’il en existait plus de 200 en 2017, présentes dans 36 états, il n’y en a plus que deux pour 2019.

 

En 2018, 2,2 millions d’Américains ont déboursé 11,2 milliards de dollars pour des assurances prenant en charge l’avortement, ce qui représente 2,5 milliards de dollars de plus que l’année précédente.


Sources: 

Washington Examiner, Patrina Mosley & Charles Donovan (06/122018)