ONU : Participation de la France à l'initiative "She decides" pour l'avortement, plus 10 millions d'euros


Après Laurence Rossignol en 2014 (cf. La France chantre de l’avortement à l’ONU), c’est au tour de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité, de dénoncer mardi 13 mars à l’occasion de la 62ème session de la commission de la condition de la femme à l’ONU « un spectre nouveau », le populisme, péril menaçant l’avortement en Occident[1].

 

Considérant l’avortement comme un droit, et qui plus est un droit humain (cf. L’avortement ne pourra jamais être un « droit fondamental », ni une « liberté »), la secrétaire d’Etat a regretté les décisions qui mettent « en cause, plus ou moins directement l’accès à l’avortement » s’étonnant « paradoxe ultime », que « parfois, des femmes les incarnent et les soutiennent ».

 

Elle a de même annoncé que la France contribuerait à hauteur « de 10 millions d’euros supplémentaires en faveur de l’initiative She decides (cf. "She Decides" : Obianuju Ekeocha demande à l'Occident des accouchements sans risque plutôt que des avortements sans risque ), pour les droits sexuels et reproductifs ».

 

Après avoir réaffirmé, « fidèle à l’héritage de Simone Veil », l’engagement de la France vis-à-vis « des droits sexuels et reproductifs et l’accès à la contraception », Marlène Schiappa a « déploré les décisions de ses alliés historiques la Hongrie, la Pologne, les Etats-Unis d’Amérique… de remettre en cause, plus ou moins insidieusement, l’accès à l’avortement ». Avant de terminer par ces mots : « La France est de retour. Le féminisme aussi ». Quel dommage…

 

Pour aller plus loin :

"She Decides" : Des fonds en panne pour financer l'avortement

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