Pape François : "Nous devons rejeter la tentation (...) d'utiliser la médecine pour soutenir une éventuelle volonté de mourir du patient"



Le 20 septembre dernier, dans une audience accordée à la Fédération nationale de l’ordre des médecins et des chirurgiens-dentistes, le Pape François s’est exprimé fermement au sujet de l’euthanasie : « Nous pouvons et devons, a-t-il déclaré, rejeter la tentation - également induite par des modifications législatives - d'utiliser la médecine pour soutenir une éventuelle volonté de mourir du patient, en apportant une aide au suicide ou en causant directement la mort par euthanasie ».

 

Il a souligné l'importance du travail accompli par ces professionnels et de ses dimensions éthiques : « Nous devons toujours nous rappeler que la maladie, l'objet de vos préoccupations, est plus qu'un fait clinique, médicalement circonscriptible. C'est toujours la condition d'une personne, la personne malade ».

 

Le Saint Père les a enjoints à considérer la « singularité en tant que personne atteinte d'une maladie » du patient « et pas seulement un cas de n'importe quelle maladie dont ce patient est atteint ». Les médecins, a déclaré le Pape, doivent respecter un code de valeurs et de sens qui donne un sens à leur travail.

Au sujet de l’euthanasie, le Pape déplore « des manières hâtives de faire face à des choix qui ne sont pas, comme on pourrait le croire, l'expression de la liberté de la personne, lorsqu'ils incluent le rejet du patient..., ou la fausse compassion face à la demande d'aider à anticiper la mort ».

 

Ces propos interviennent à quatre jours d'une audience de la Cour constitutionnelle italienne qui doit de nouveau se pencher sur la question du suicide assisté : les juges constitutionnels ont été saisis du cas de Marco Cappato, un responsable du Parti radical, qui avait conduit DJ Fabo en Suisse en février

2017 avant de revenir auto-dénoncer son acte de « désobéissance civile », explique l’Afp.

 

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