Sommet international de Nairobi sur la santé reproductive : la promotion de l’avortement décriée



Dix pays, dont les Etats Unis, le Brésil et l’Egypte, ont dénoncé la posture pro-avortement de la conférence mondiale sur la santé sexuelle qui vient de se ternir à Nairobi (cf. Nairobi : Dix milliards de dollars pour « les droits reproductifs »). Plus de 100 000 personnes ont signé une pétition pour rejeter « l'agenda pro-avortement et sexualisation au sommet de la CIPD+25 de Nairobi ».

 

Ce sommet de trois jours, organisé par les Nations Unies, le Danemark et le Kenya, à l'occasion du 25e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) portait officiellement sur la mortalité maternelle, la planification familiale et la lutte contre certaines violences faites aux femmes.

 

Valérie Huber, du département américain de la Santé et des services sociaux, a regretté que tous les pays et parties prenantes n’aient pas été consultés. Elle a déclaré que les Etats-Unis cherchaient à combattre la violence sexiste en investissant dans des programmes qui respectent les droits des femmes et des filles, sans compromettre « la valeur inhérente à toute vie humaine - née ou à naître ».

 

« Les États-Unis se sont engagés à promouvoir une bonne compréhension de l'espacement des naissances et de la planification familiale non coercitive pour aider les couples à obtenir ou à prévenir une grossesse », a-t-elle précisé.

 

Elle a ajouté que si les États-Unis étaient déterminés à continuer de financer la planification familiale, les programmes devraient offrir aux femmes des alternatives à l'avortement : « Nous ne pouvons pas soutenir une éducation sexuelle qui n'engage pas suffisamment les parents et qui promeut l'avortement comme méthode de planification familiale (…) »

 

Elle a rappelé qu’ « il n'existe pas de droit international à l'avortement. En fait, le droit international stipule clairement que chacun a droit à la vie » (cf. L’avortement ne pourra jamais être un « droit fondamental », ni une « liberté »).


Sources: 

 

Reuters, Nita Bhala (14.11.2019)

The Guardian, Samuel Okiror et Liz Ford (14.11.2019)