Suicide assisté pour tous ? Un nouveau procès s’ouvre en Suisse



Le vice-président d’Exit[1] , Pierre Beck, fait de nouveau l’objet d’une condamnation, cette fois ci pour avoir « aidé à mourir » une octogénaire qui ne souffrait pas de maladie incurable ou de pathologie invalidante, en 2017. La femme voulait « mourir en même temps que son mari, qui remplissait les critères de l'aide au suicide », et avait annoncé sa volonté de se suicider « par ses propres moyens » si elle n’était « aidée au suicide ».

 

Condamné par ordonnance pénale à « 120 jours-amende avec sursis », Pierre Beck a décidé de faire opposition, invoquant « la souffrance existentielle de sa patiente » pour justifier son acte. Un nouveau procès se tiendra lundi au tribunal de police de Genève.

Pour le co-président d’Exit Suisse romande, ce débat sur le suicide assisté de personnes non malades, « fatiguées de la vie », est « un problème grave, qui va se poser de plus en plus souvent ». Quant au président de la société médicale de Suisse romande, il se dit ouvert à une révision des conditions d’accès au suicide assisté, sous réserve de « directives précises ».

 

Pour aller plus loin : Le vice-président d'Exit attaqué en justice pour "incitation au suicide"

 


[1] Une "association pour le droit à mourir".

 


Sources: 

RTS (10/10/2019) - Le suicide assisté des personnes non malades au coeur d'un procès