Une nouvelle version améliorée de CRISPR



Des chercheurs de l’université de Columbia (New York) ont mis au point « une nouvelle technique d'édition génétique qui évite d'avoir à "couper" l'ADN », se gardant ainsi de « l'apparition de mutations non désirées dans le génome ». Décrite comme une « colle moléculaire », le nouveau système « exploite les propriétés des "transposons" ou "gènes sauteurs" », des fragments d'ADN qui « possèdent toutes les propriétés chimiques nécessaires pour s'insérer directement (...) sans cassure des deux brins de l'ADN ». L’auteur principal, Samuel Sternberg, estime que « cette approche pourrait permettre d'insérer des gènes thérapeutiques dans le génome d'une façon probablement plus sûre que ce qui est possible actuellement », estime. L’étude publiée dans Nature rapporte des expériences sur une bactérie, mais l’équipe « travaille actuellement à les reproduire sur des cellules de mammifères ».

 

Pour aller plus loin : CRISPR-cas 9, d’un simple système bactérien à des enjeux éthiques complexes


Sources: 

AFP (12/06/2019)