Une province canadienne adopte le consentement présumé au don d’organes



L’Assemblée Législative de la Nouvelle-Ecosse[1] a adopté vendredi à l’unanimité une loi supposant le consentement au don d’organes, afin de « s'assurer qu'il y ait plus de donneurs d'organes potentiels », selon les mots du premier ministre Stephen McNeil. C’est la première juridiction Nord-américaine à adopter une telle mesure.

 

La loi entrera en vigueur d’ici 12 à 18 mois, « afin de permettre de bien planifier la suite des choses, sensibiliser la population et former le personnel de la santé ». Les familles seront consultées au sujet des souhaits du défunt. Ceux des moins de 19 ans ne seront pris en compte qu’avec l’accord des parents ou du tuteur.

 

Le Dr Stephen Beed, responsable du programme de transplantation de Nouvelle-Ecosse, a déjà prédit que « dans les cinq années suivant l'entrée en vigueur de la loi, le nombre de dons d'organes grimperait de 30 % », ajoutant qu'une hausse de 50 % « ne le surprendrait pas du tout ».

 

Pour aller plus loin :

Don d'organes: le consentement présumé à l’étude en Nouvelle-Ecosse

Sylviane Agacinski : Face aux enjeux bioéthiques, « le droit ne peut pas perdre sa mission civilisatrice »

Pays de Galles : le consentement présumé n’augmente pas le nombre d’organes disponibles

 


[1] Province de l’Est du Canada, sur la côte atlantique.

 

 


Sources: 

Radio-Canada (13/04/2019)