A propos du congé d’accompagnement en fin de vie

Publié le 17 Fév, 2009

Le député Jean Leonetti défend aujourd’hui son projet d’accompagnement de fin de vie (cf. Synthèse de presse du 16/02/09). Adopté à l’unanimité en Commission, le texte – qui prévoit de verser une allocation journalière de 47 euros, pendant trois semaines, à toute personne cessant de travailler pour accompagner un proche en fin de vie – devrait aussi être voté par l’ensemble des députés.

Aujourd’hui, ces aidants familiaux "naviguent entre débrouille et épuisement" : peu nombreux à recourir au congé de solidarité familiale non rémunéré, la plupart d’entre eux utilisent leurs jours de congé ou se font délivrer un arrêt maladie de complaisance. Avec un coût estimé à 20 millions d’euros par an pour 20 000 personnes, la nouvelle allocation ne devrait pas coûter plus cher que le système actuel "financé par les faux arrêts maladie". En effet, selon le Pr Régis Aubry, président du Comité de suivi du développement des soins palliatifs, celle-ci permettrait aussi "d’économiser le coût des "deuils compliqués", soit les maladies chroniques et dépressions dont souffrent les personnes qui perdent un proche sans avoir pu l’accompagner" et d’éviter des hospitalisations coûteuses et non désirées.

Rappelons qu’aujourd’hui, trois personnes sur quatre meurent seules à l’hôpital quand la majorité des Français déclarent vouloir mourir chez eux.

Le Figaro (Agnès Leclair) 17/02/09 – Le Point.fr (Marc Vignaud) 16/02/09

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