AVC : une thérapie cellulaire testée chez la souris
Les scientifiques cherchent des moyens pour améliorer le rétablissement après un AVC. Une thérapie expérimentale à base de cellules souches pour aider à réparer les tissus cérébraux endommagés pourrait être une piste « prometteuse ». Des scientifiques de la Keck School of Medicine of USC, de l’Université de Zurich et de l’ETH Zurich en Suisse ont montré qu’une greffe de cellules souches effectuée une semaine après un AVC ischémique chez des souris avait « permis une guérison ». Ils ont publié leurs résultats dans la revue Nature Communications[1].
Des cellules humaines testées dans des cerveaux de souris
Ruslan Rust, professeur adjoint de physiologie et de neurosciences à la Keck School of Medicine, et ses collègues ont reprogrammé des cellules sanguines humaines en cellules souches neurales, qui peuvent se transformer en neurones. Ils les ont transplantées dans des tissus cérébraux endommagés de souris ayant subi un AVC.
Au bout de cinq semaines, les chercheurs ont comparé leur rétablissement à celui d’un groupe de souris issues de la même portée qui avaient subi un AVC, mais qui avaient été opérées sans transplantation. Le cerveau des souris ayant reçu une greffe présentait moins d’inflammation, une plus forte croissance des neurones et des vaisseaux sanguins, ainsi qu’une meilleure connectivité entre les neurones que le cerveau des souris n’ayant pas reçu de greffe.
Des mouvements améliorés
Les souris traitées présentaient également « moins de fuites » au niveau de la barrière hémato-encéphalique, qui joue un rôle important dans le fonctionnement normal du cerveau et agit comme un filtre empêchant les substances nocives de pénétrer dans le cerveau.
L’équipe a en outre constaté, en utilisant une IA pour analyser les mouvements des animaux, que les souris traitées avaient « complètement récupéré » les capacités motrices fines testées, cinq semaines après la greffe. A la fin de l’étude, leur allure s’était également améliorée « de manière significative » par rapport aux souris ayant subi une opération fictive.
L’équipe étudie actuellement d’autres moyens d’augmenter l’activité des voies identifiées dans l’étude et évalue les résultats de la greffe chez les souris pendant des périodes supérieures à cinq semaines.
[1] Human iPSC-derived cell grafts promote functional recovery by molecular interaction with stroke-injured brain, Nature Communications (2025). DOI: 10.1038/S41467-025-63725-3
NDLR : L’implantation de neurones humains chez l’animal brouille la frontière homme-animal (cf. Un organoïde de cerveau humain implanté dans celui d’une souris réagit à la lumière). Les scientifiques ne semblent pas interroger le caractère éthique de leurs recherches.
Source de la synthèse de presse : Medical Xpress, Keck School of Medicine of USC (16/09/2025)