CAR-T : Novartis suspend des essais cliniques suite à 3 décès
La société Novartis a annoncé avoir suspendu le 24 août huit essais cliniques suite au décès de trois patients. Ces essais portent sur une thérapie cellulaire expérimentale, baptisée rap-cel, destinée au traitement de maladies auto-immunes et neurologiques.
Les patients sont morts suite à une « réaction immunitaire grave ». L’entreprise mène actuellement « un examen approfondi des événements indésirables observés » et « collabore avec des comités de sécurité indépendants » dans le but d’analyser ce qui s’est passé et de trouver des moyens de détecter plus tôt les effets indésirables dangereux (cf. CAR-T et risque de cancer : la FDA ouvre une enquête).
Un « risque connu »
Le laboratoire pharmaceutique précise que ce type de réaction immunitaire grave est un « risque connu », et « potentiellement mortel », lié aux thérapies CAR-T. Ces traitements modifient les cellules immunitaires d’un patient afin qu’elles reconnaissent et détruisent des cellules cibles (cf. Thérapie cellulaire CAR-T : vers un traitement « sur étagère » ?).
Les thérapies CAR-T sont « traditionnellement » mises en œuvre pour traiter les cancers du sang, mais elles sont également testées pour d’autres pathologies (cf. Cellules CAR-T : un essai prometteur contre les tumeurs solides).
Le laboratoire américain Bristol Myers a lui aussi suspendu des essais similaires portant sur son traitement CAR-T dans le domaine des maladies auto-immunes, « par mesure de précaution ».
Sources de la synthèse de presse : Reuters (01/09/2026) ; Wall Street Journal, Xavier Martinez (01/09/2026)